La Fête du 1er mai soulignée par des engagements formels du premier ministre Landry

Québec, 1er mai 2001 – Les quatre chefs des centrales syndicales CSD, CSN, CSQ et FTQ ont rencontré ce matin le premier ministre Bernard Landry et le ministre d’État au Travail, à l’Emploi et à la Solidarité sociale, M. Jean Rochon, dans le cadre de la Fête du 1er mai. Cette rencontre, en ce jour de la Fête des travailleuses et travailleurs, est la troisième du genre et se veut maintenant une tradition.

Au cours d’une conférence de presse, M. Henri Massé (président de la FTQ), M. Marc Laviolette (président de la CSN), Mme Monique Richard (présidente de la CSQ), et M. François Vaudreuil (président de la CSD) ont qualifié d’agréable et de positive la rencontre au cours de laquelle des engagements formels ont été pris par MM. Landry et Rochon sur certains dossiers jugés prioritaires par les organisations syndicales.

Ainsi, MM. Landry et Rochon ont affirmé que les dossiers suivants devraient continuer d’être développés et menés à bonne fin :

Réforme du Code du travail : tous les moyens seront pris pour présenter un nouveau projet d’ici le 15 mai et ce projet devra être débattu au cours de la présente session.

Santé et sécurité du travail : suite à la demande, vendredi dernier, des centrales syndicales, M. Landry trouve intéressante l’idée de décréter le 28 avril « Journée de deuil national », en souvenir des travailleuses et travailleurs décédés des suites d’un accident de travail ou d’une maladie professionnelle.

De plus, le gouvernement devrait faire en sorte que la Loi sur la santé et la sécurité du travail s’applique dans son entièreté à l’ensemble des travailleuses et travailleurs, ce qui n’est le cas actuellement que pour 17 % d’entre eux. (Il est question ici de mécanismes de prévention dans les milieux de travail).

Suivi du Sommet des peuples des Amériques : M. Landry a favorablement accueilli la proposition des centrales à l’effet qu’elles assurent un leadership et ainsi permettre que toutes les organisations syndicales des Amériques soient consultées à chaque étape des négociations entourant la ZLÉA.

Pauvreté : étant membres du Collectif pour une loi sur l’élimination de la pauvreté, les centrales syndicales ont soulevé l’importance d’agir sur ce phénomène.

Sur ce point, M. Landry a déclaré que selon lui le meilleur instrument dans une société pour partager la richesse était les syndicats. Ce à quoi les chefs syndicaux ont ajouté que la réforme du Code du travail et leur participation aux négociations des accords commerciaux faisaient partie de la solution pour contrer la pauvreté.

La Journée du 1er Mai sera soulignée de différentes façons à travers le Québec et, notamment, à Montréal par une grande Marche à laquelle participeront les représentantes et représentants de plusieurs organisations syndicales. La population y est également invitée.

Source

  • CSD, CSN, CSQ, FTQ
  • http://www.ftq.qc.ca

Renseignements

  • Louis Fournier
  • lfournier@ftq.qc.ca