La CSQ et la FTQ rencontrent le Conseil du trésor - Les lettres d'entente sur l'équité salariale doivent être respectées

Montréal, 4 décembre 2000 – Lors d’une rencontre ce matin avec les représentants du Conseil du trésor, les centrales syndicales CSQ et FTQ ont affirmé que la problématique de l’équité salariale est beaucoup plus large que celle évoquée dans le préavis de décision défavorable émis par la Commission de l’équité salariale relativement au programme gouvernemental de relativité salariale. Ce préavis a été rendu public la semaine dernière.

La Commission de l’équité salariale estime, dans son préavis de décision, qu’une certaine partie du programme gouvernemental ne remplit pas les conditions de la Loi sur l’équité salariale. Les centrales tenaient ce matin à faire le point sur ce sujet avec le Conseil du trésor, qui s’est d’ailleurs engagé à rencontrer à nouveau les représentants des centrales, le 15 décembre prochain, pour donner l’heure juste sur sa réaction au préavis.

La présidente de la Centrale des syndicats du Québec (anciennement la CEQ), Mme Monique Richard, et le président de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec, M. Henri Massé, rappellent que les deux centrales ont signé avec le Conseil du trésor, le 10 mai dernier, une lettre d’entente pour mener à terme les travaux en matière d’équité salariale et compléter le dossier de la relativité salariale. « Le Conseil du Trésor doit terminer le travail amorcé dans les délais prévus et ne pas se défiler des responsabilités qu’il a acceptées en signant avec nous des lettres d’entente », ont exprimé les chefs syndicaux.

Par ailleurs, revenant sur le préavis de décision de la Commission de l’équité salariale, Mme Richard et M. Massé trouvent pour le moins saugrenu qu’une commission de l’équité salariale préconise une diminution des salaires pour atteindre l’équité salariale, ce qui est manifestement contraire aux dispositions de la Loi qu’elle est chargée d’appliquer. « Faut-il rappeler à la Commission, ont poursuivi les dirigeants syndicaux, que la Loi vise à accorder aux emplois féminins le même salaire qu’aux emplois masculins jugés équivalents! ».

Finalement, comme parties intéressées au dossier, les deux centrales affirment leur droit d’avoir accès à tout document échangé entre le Conseil du trésor et la Commission de l’équité salariale afin de leur permettre de faire les représentations nécessaires pour défendre le droit à l’équité salariale des femmes des secteurs public et parapublic, et ce, avant que celui-ci ne soit compromis.

Tout employeur au Québec, y compris le gouvernement du Québec, doit se conformer à la Loi sur l’équité salariale au plus tard le 21 novembre 2001.

Source

  • CSQ et FTQ
  • http://www.ftq.qc.ca

Renseignements

  • Louis Fournier, FTQ
  • lfournier@ftq.qc.ca