La CSN et la FTQ s’inquiètent pour l’avenir du financement du Régime québécois d’assurance parentale

Ajustement de la cotisation au Régime québécois d’assurance parentale

Montréal le 6 juillet 2007 — La CSN et la FTQ se réjouissent de la popularité du Régime québécois d’assurance parentale et souhaitent que le gouvernement prenne les mesures nécessaires pour en maintenir l’intégrité. C’est ce qu’ont fait savoir les deux centrales syndicales à la suite de l’annonce du gouvernement du Québec de hausser de 7,5 % la cotisation du régime à compter du 1er janvier 2008.

La croissance de 8 % des naissances au Québec en 2006 est en effet une bonne nouvelle dans le contexte actuel du vieillissement de la population. Elle démontre le bien-fondé de ce nouveau régime d’assurance parentale. « Il est donc essentiel que le Québec en assure un financement adéquat afin d’en préserver l’intégrité dans les années à venir », ont indiqué le vice-président de la CSN, Louis Roy et le secrétaire général de la FTQ, René Roy.

Les deux centrales syndicales pressent conséquemment le gouvernement de rendre public dans les plus brefs délais le coût réel du régime et les ajustements qui seront nécessaires pour en assurer le maintien. Elles rappellent que ce sont les employeurs et les travailleurs et les travailleuses qui assument par leur cotisation le financement de cette mesure sociale. En raison de son importance pour le Québec, elles ne souhaitent pas que la popularité de ce régime d’assurance parentale se traduise dans l’avenir par un déficit. La FTQ et la CSN mettent en garde le gouvernement contre toute tentative de réviser à la baisse ce régime. « Si le relèvement de la cotisation n’est pas suffisant pour maintenir la santé financière de celui-ci, le gouvernement devra en assumer les coûts supplémentaires. Les travailleurs et les travailleuses n’accepteront pas que pour des raisons uniquement électoralistes, ce gouvernement mette en péril la survie de ce régime dont la popularité n’est plus à démontrer. La CSN et la FTQ exhortent, une fois de plus, le gouvernement du Québec, qui dit prioriser les familles, de joindre le geste à la parole en injectant sa part de financement afin de maintenir tel quel le régime actuel sans créer de déficit», de conclure Louis Roy et René Roy.

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