La CSN et la FTQ se réjouissent de la suspension des dispositions réglementaires de la loi 33 sur les cliniques médicales spécialisées

(Montréal, le 7 janvier 2009) – La Confédération des syndicats nationaux (CSN) et la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) se réjouissent de la décision du gouvernement du Québec de suspendre jusqu’au 30 septembre prochain la mise en vigueur du règlement sur les cliniques médicales spécialisées, une décision avalisée par voie de règlement, publié dans la Gazette officielle du Québec.

Rappelons que les deux plus importantes centrales syndicales québécoises avaient intenté un recours devant la Cour supérieure pour faire déclarer nul ce règlement qui contrevient, selon elles, à plusieurs dispositions de la Loi sur la santé et les services sociaux. La CSN et la FTQ avaient demandé au gouvernement du Québec de suspendre l’application de ce règlement, qui devait entrer en vigueur le 9 janvier prochain, en attendant que la Cour se soit prononcée.

Pour les présidents des deux centrales syndicales, Claudette Carbonneau et Michel Arsenault, « il s’agit d’une excellente nouvelle pour les Québécoises et les Québécois en ce début d’année. Le gouvernement libéral adopte une attitude cohérente avec ce qu’il dit prôner : un système de santé public fort. Nous en sommes très heureux! »

La CSN et la FTQ estimaient que le règlement adopté sans débat public, au milieu de l’été sous l’égide de l’ancien ministre de la Santé, Philippe Couillard, constituait beaucoup plus qu’un simple encadrement de la pratique médicale privée. Il ouvrait la porte à un système de santé à deux vitesses, en autorisant les cliniques médicales privées à pratiquer un nombre indéfini de chirurgies, celles-ci n’étant pas clairement identifiées; le seul critère retenu étant celui de l’anesthésie. « Or, une anesthésie n’est pas un traitement. Mais on sait pertinemment bien qu’un nombre important de chirurgies se font sous anesthésie. Voilà la porte grande ouverte à une pratique médicale privée élargie et à la mise en place d’un marché de l’assurance privée. C’est ce que nous dénoncions », rappellent les deux leaders syndicaux pour qui le gouvernement manquait sa cible, celui d’un meilleur encadrement.

« Bien sûr, il y a place à amélioration, mais cela doit se faire dans un système public, universel et gratuit et en ce sens, nous offrons toute notre collaboration pour bonifier notre système de santé », de conclure les deux leaders syndicaux.

La FTQ et la CSN représentent plus de 800 000 travailleuses et travailleurs au Québec.

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Pour renseignements : Louis Cauchy, FTQ : 514 235-3996