Journée pancanadienne d'action sur la santé : Le système public de santé n'est pas à vendre !

Montréal, le mercredi 15 mai 2002 - « Les Canadiennes et les Canadiens paient suffisamment d’impôts à tous les paliers de gouvernements pour être en droit de s’attendre à des services de santé publics de qualité et accessibles.

« Le problème n’est donc pas dans l’ampleur des montants versés par les citoyennes et citoyens, mais bien dans leur redistribution vers les systèmes de santé », a déclaré le secrétaire général de la FTQ dans le cadre d’une activité soulignant la Journée pancanadienne d’action sur la santé à Montréal, ce midi.

Le sous-financement public de la santé éveille les appétits des promoteurs privés

Rappelant que en moins de 30 ans, la part de financement du fédéral des services sociaux et de santé est passée de 50 % à un peu plus de 11 % en 1998-1999, le secrétaire général de la FTQ condamne d’emblée ce sous-financement public qui « éveille les appétits des promoteurs de la privatisation et de la commercialisation des services publics et de santé »

Préserver le caractère public, l’intégralité, l’universalité et l’accessibilité du système de santé

« Nos services de santé publics ne sont pas à vendre et nous prendrons tous les moyens pour en préserver le caractère public, l’intégralité, l’universalité et l’accessibilité. Et ce ne sont pas les créatures de droite comme le C.D. Howe Institute, qui veut contester les lois prévenant les privatisations en vertu de la section 7 de la Charte canadienne, qui vont nous faire reculer sur nos objectifs », a indiqué pour sa part M. Ken Georgetti, président du Congrès du Travail du Canada (CTC), qui représente quelque 2,5 millions de travailleuses et travailleurs au pays.

« Nous prendrons également tous les moyens pour que les services sociaux et de santé ne deviennent pas des marchandises commerciales en vertu de l’Accord de commerce sur les services et de la ZLÉA », a ajouté le président du CTC.

Non à un système de santé à plusieurs vitesses

« Au Canada, nous représentons plus de 190 000 travailleurs et travailleuses qui sont également, avec leurs familles, des consommateurs du système de soins de santé. Nous avons tous recours aux services fournis par notre système de soins de santé, que ce soit lors d’une visite à notre médecin, une visite aux urgences d’un hôpital ou lors de visites d’une infirmière à domicile.

« Nous n’accepterons jamais que nos membres, dépendant de leur revenu, soient soumis à un système de santé à plusieurs vitesses, d’une part pour les riches et d’autre part pour les moins nantis », a repris M. Lawrence McBrearty, directeur national du Syndicat des Métallos, en congrès d’orientation cette semaine à Montréal.

L’héritage de Tommy Douglas

« Ou bien nous continuons à nous efforcer d’améliorer le système de soins de santé que Tommy Douglas et la FCC ont mis sur pied dans ce pays, ou bien nous finirons par faire passer les profits avant la santé.

« C’est l’héritage social de toutes les Canadiennes et de tous les Canadiens qui est aujourd’hui remis en question par des personnes qui nous présentent le mirage de la privatisation des soins de santé comme la panacée aux problèmes de sous-financement qu’eux mêmes encouragent en prônant moins d’État et plus de privé », a insisté en conclusion Mme Shirley Douglas, la fille de Tommy Douglas, ce pionnier de l’assurance-santé au Canada.

Source

  • FTQ
  • http://www.ftq.qc.ca

Renseignements

  • Louis Cauchy, FTQ