Jeux mondiaux des policiers et pompiers de Montréal : La FTQ appuie l’appel au boycottage

Daniel Boyer, président de la FTQ

Photo: Clément Allard

Montréal, le 10 mars 2016. – À l’instar de plusieurs de ses syndicats affiliés, la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) appuie la campagne de boycottage des Jeux mondiaux des policiers et pompiers de Montréal (JMPP), événement international prévu dans le cadre du 375e anniversaire de Montréal, du 28 juillet au 6 août 2017.

«La FTQ est solidaire des pompiers et pompières et des policiers et policières de Montréal et mène avec eux une lutte importante pour le droit à la libre négociation de leur régime de retraite et pour des relations de travail justes et équitables», déclare le président de la FTQ, Daniel Boyer.

Rappelons que cet appel au boycottage a été lancé à la suite de l’adoption du projet loi no 3 (devenu la loi 15) sur la réforme des régimes de retraite des employées et employés municipaux. Loi dont les impacts renient et anéantissent les ententes négociées de bonne foi avec les élus municipaux. Cette loi, qui constitue une attaque sans précédent au droit à la libre négociation, est d’ailleurs actuellement contestée devant les tribunaux.

Négocier d’égal à égal, c’est fondamental!

La FTQ, qui vient d’ailleurs de lancer la campagne Négocier d’égal à égal, c’est fondamental, est très préoccupée de l’attitude de ce gouvernement qui tente d’imposer des conditions de travail à l’ensemble des employées et employés municipaux.

«L’injustice que s’apprête à commettre le gouvernement Couillard dans le milieu municipal avec la signature de l’Accord de partenariat avec les municipalités pour la période 2016-2019 (Pacte fiscal) est historique et sans précédent. Avec le pacte fiscal, le gouvernement donne aux municipalités le droit de décréter les conditions de travail de leurs employés et employées. Cela mettra en danger l’ensemble de l’édifice du droit du travail québécois et canadien. Tout le monde sera potentiellement touché par cette brèche qui rendrait inutiles les moyens de pression, l’exercice du droit de grève, voire même la négociation en tant que telle», explique le président de la FTQ, Daniel Boyer.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale au Québec, représente plus de 600 000 travailleurs et travailleuses.