Irak : La FTQ est inquiète d'une dérive vers la guerre et souhaite que la crise soit traitée par l'entremise de l'ONU

Montréal, le 2 février 2003 – À l’instar de la Confédération internationale des syndicats libres (CISL), la grande centrale mondiale à laquelle elle est associée, la FTQ s’est dite inquiète aujourd’hui des dangers d’une dérive vers la guerre en Irak et a demandé que la crise soit traitée par l’entremise des Nations unies, comme le moyen le plus sûr de préserver la paix et de garantir la sécurité internationale.

Le président de la FTQ, M. Henri Massé, qui est également membre du conseil exécutif de la CISL, déclare à ce sujet :

« La mobilisation militaire entreprise par l’administration Bush fait courir le risque d’un court-circuitage du processus actuellement en cours sous l’autorité du Conseil de sécurité des Nations unies et qui a la légitimité de la loi internationale. L’action militaire menée en dehors du cadre de l’ONU saperait la sécurité internationale au lieu d’y contribuer. Une telle action n’est, au regard des preuves dont on dispose actuellement, pas nécessaire et serait inacceptable.

« Bien sûr, nous ne nous faisons pas d’illusion quant à la nature de la dictature de Saddam Hussein, sous laquelle vit le peuple irakien depuis une trentaine d’années. Nous savons que Saddam Hussein est un tyran qui a cherché, dans le passé, à fabriquer et à utiliser des armes de destruction massive. Une équipe d’inspecteurs en désarmement des Nations unies parcourt l’Irak à la recherche de preuves de la présence de telles armes. On doit leur accorder plus de temps pour faire leur travail et, de cette façon, mettre tout en œuvre pour parvenir au but légitime d’un désarmement de l’Irak sans recourir à la guerre.

« La CISL, depuis de nombreuses années, a attiré l’attention de l’opinion publique sur la nature répressive du régime irakien et ses infractions aux droits des travailleurs et aux libertés civiles en général. Les Irakiens sont des otages dans leur propre pays, des victimes d’un régime oppressif et antidémocratique. D’autre part, la population de ce pays vit actuellement une situation catastrophique sur le plan humanitaire. Il faut donc œuvrer à la mise en place d’un programme international réaliste et faisable pour soulager les souffrances des personnes vivant en Irak.

« Une solution pacifique aux menaces réelles que la dictature irakienne fait peser sur sa propre population et sur le monde est possible et elle est nécessaire d’urgence. Nous souhaitons vivement que la communauté internationale pourra agir de concert, par l’entremise de l’ONU, pour parvenir à cette solution pacifique. »

La FTQ, la plus grande centrale syndicale québécoise, représente plus d’un demi-million de membres.

Source

  • FTQ
  • http://ftq.qc.ca

Renseignements

  • Louis Fournier
  • lfournier@ftq.qc.ca