Impasse dans les négociations entre la Guilde (FTQ) et la direction de l’Orchestre symphonique de Montréal

Montréal, le 4 juillet 2011 – Après près d’un an de négociations pour en arriver à un règlement équitable avec la direction de l’Orchestre symphonique de Montréal (OSM), la Guilde des musiciens et musiciennes du Québec constate que c’est l’impasse et sursoit pour le moment aux rencontres.

« Les dernières séances de négociation en présence du médiateur n’ont pas donné les résultats escomptés jusqu’à maintenant. Nous comptons sur la période estivale pour que la direction de l’OSM prenne conscience que la surcharge de travail qu’elle voudrait imposer aux musiciens et musiciennes risque de miner leur état de santé de même que leur performance », a souligné Serge Desgagnés, président du comité de négociation.

La nomination du conciliateur-médiateur Jean-Pierre Gosselin n’aura donc pas permis de rapprocher les parties avant l’été. La charge de travail, le rattrapage salarial avec les musiciens et musiciennes de l’Orchestre symphonique de Toronto ainsi qu’un ajustement à la contribution de l’OSM au fonds de pension sont au centre des revendications de la partie syndicale.

Un écart qui se creuse

L’écart salarial entre Montréal et Toronto s’élève à 19 %. Sans vouloir le combler d’un seul coup, les musiciens et les musiciennes de Montréal s’attendent, à tout le moins, à le voir s’amoindrir. Mais l’OSM offre à ses musiciens et musiciennes une augmentation qui aurait pour effet de creuser encore plus cet écart et de diminuer leur pouvoir d’achat.

Pour Luc Fortin, président de la Guilde, une chose est sûre : « Une surcharge de travail et des salaires peu compétitifs affecteront la qualité de l’orchestre au fur et à mesure. Les musiciens et les musiciennes seront de plus en plus enclins à joindre les rangs d’autres orchestres offrant de meilleures conditions de travail. »

Une nouvelle entente à Toronto

Pendant ce temps, l’Orchestre symphonique de Toronto a conclu avec ses musiciens et musiciennes une nouvelle entente de travail et ce, avant même l’expiration de l’entente en vigueur. Les musiciens et musiciennes de Toronto avaient des demandes presque identiques à celles de Montréal et malgré une situation financière beaucoup plus précaire, la direction leur a consenti des augmentations supérieures à celles qu’offre l’OSM, elle a diminué la charge de travail et augmenté sa contribution au régime de retraite.

« Les politiques actuelles de l’OSM et de sa Fondation, ont pour effet de priver les musiciens et musiciennes de l’Orchestre d’une rémunération équitable sans améliorer pour autant leurs conditions de travail. Comment justifier qu’avec un fonds mieux garni que celui de l’Orchestre de Toronto, l’OSM continue de vouloir réduire les revenus réels de ceux et celles qui composent cet orchestre de renommée mondiale? » se demande Serge Desgagnés.

Pour Michel Arsenault, président de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec, « la situation est d’autant plus déplorable au moment même où on met beaucoup d’accent sur la culture au Québec et tout particulièrement sur le Quartier des spectacles où l’OSM s’apprête à inaugurer en grande pompe sa nouvelle salle en septembre. Les musiciens et les musiciennes de l’OSM peuvent compter en tout temps sur l’appui de la FTQ et de ses affiliés. »

La Guilde réunira ses membres après la période de vacances afin de faire le point et de fixer les prochaines étapes nécessaires à un règlement respectable.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale québécoise, représente plus de 600 000 membres.

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Source : FTQ

Renseignements : Jean Laverdière, 514 893-7809