« Il faut stopper le démantèlement de l’État québécois par les libéraux et réaffirmer nos valeurs. » — Serge Cadieux, secrétaire général de la FTQ

Le secrétaire général de la FTQ en tournée à Gatineau

Gatineau, le 18 novembre 2014. – En visite à Gatineau, à l’occasion d’une tournée des régions, le secrétaire général de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), Serge Cadieux, invite les membres de la centrale à saisir toutes les occasions pour réaffirmer les valeurs qui ont contribué à construire un Québec aux couleurs de la démocratie, de l’égalité et de la justice, un Québec soucieux des besoins de sa collectivité. « Ce Québec, soutient le secrétaire général, le gouvernement libéral s’apprête à le démanteler. »

« Tout ce qu’on a pu voir depuis le retour des libéraux au pouvoir, c’est la volonté de rétrécir l’État québécois. Alors, nous faisons la tournée des régions pour savoir ce que les gens en pensent et pour partager notre analyse de ce qui s’en vient. Ce gouvernement obnubilé par l’équilibre budgétaire ne dit pas à la population que le grand chambardement des services publics auquel il se livre pourrait avoir des conséquences catastrophiques », explique Serge Cadieux.

« Nous sommes ici pour dire à la population de ne pas se laisser berner : ce que l’on voit aujourd’hui dans la santé justifiera demain une plus grande privatisation. Les attaques contre les régimes de retraite municipaux préludent à ce que nous verrons dans les négociations du secteur public. L’augmentation des tarifs de garderie, les coupes budgétaires dans les collèges et les universités, la réforme des commissions scolaires, tout cela aura des conséquences bien profondes sur le Québec que nous connaissons », ajoute le secrétaire général de la FTQ.

« Et quand le gouvernement décide de mettre la hache dans les centres locaux de développement, il montre son mépris envers des organismes qui travaillent à développer les créneaux régionaux. Ce sont des décisions incompréhensibles! », s’indigne Serge Cadieux.

Pour le secrétaire général de la FTQ, le coup de force des libéraux s’apparente aux vieilles recettes du Fonds monétaire international (FMI) qui ont jeté dans la misère des centaines de milliers de personnes en Grèce, au Portugal et ailleurs : gel des salaires, encadrement des régimes de retraite, privatisation de la santé et de l’éducation, fin de l’investissement public, tout y passe. « Pourtant, même le FMI a dû reconnaître que la stratégie de l’austérité budgétaire n’avait pas produit les résultats escomptés. Ici, les ténors du néo-libéralisme font la sourde oreille, ils n’ont rien vu, rien entendu. Eh bien, il va falloir hausser le ton, parler plus fort, descendre dans la rue, manifester toujours plus nombreux! À l’austérité, nous allons opposer l’unité, la solidarité, la conviction et la détermination », s’exclame Serge Cadieux.

Le secrétaire général de la FTQ profitera de sa présence à Gatineau pour entendre ce qu’ont à dire les militants et les militantes sur la situation dans leur région lors d’une visite de l’usine Fortress à Thurso en après-midi ainsi que d’une assemblée à l’édifice de la FTQ à Gatineau à partir de 17 heures.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale au Québec, représente plus de 600 000 membres, dont quelque 25 000 travailleurs et travailleuses en Outaouais.