« Il faut stopper le démantèlement de l’État québécois par les libéraux et réaffirmer nos valeurs » — Daniel Boyer, président de la FTQ

Le président de la FTQ en tournée à Sherbrooke

Sherbrooke, le 6 novembre 2014. – En visite à Sherbrooke, à l’occasion d’une tournée des régions, le président de la FTQ, Daniel Boyer, invite les membres de tous les affiliés de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) à saisir toutes les occasions pour réaffirmer les valeurs qui ont contribué à construire un Québec aux couleurs de la démocratie, de l’égalité et de la justice, un Québec soucieux des besoins de sa collectivité.

« Ce Québec, a soutenu le président de la FTQ, Daniel Boyer, le gouvernement du Québec s’apprête à le démanteler. Tout ce qu’on a pu voir depuis le retour des libéraux au pouvoir, c’est la volonté de rétrécir l’État à sa plus simple expression, et à mettre aux pas ceux qui élèvent la voix. Ce que l’on voit aujourd’hui dans la santé justifiera demain une plus grande privatisation. Ce que l’on voit aujourd’hui avec les attaques contre les régimes de retraite prélude à ce que nous verrons dans les grandes négociations. Ce que l’on voit avec la réforme des commissions scolaires, c’est une volonté de centraliser toujours plus de pouvoir entre les mains de quelques individus, passés maîtres dans l’art de berner la population.

« Et quand le gouvernement décide de mettre la hache dans les centres locaux de développement, il montre son mépris envers des organismes qui, en concertation avec d’autres groupes sociaux, travaillent à développer les créneaux régionaux. C’est un scandale! »

Pour le président de la FTQ, le programme des libéraux s’apparente mot à mot avec les vieilles recettes du FMI qui ont jeté dans la misère des centaines de milliers de personnes en Grèce, au Portugal et ailleurs : gel des salaires, encadrement des régimes de retraite, privatisation de la santé et de l’éducation, fin de l’investissement public, tout y passe.

« Pourtant, même le FMI a dû reconnaître que cette médecine n’avait pas produit les résultats escomptés. Ici, les ténors du néo-libéralisme font la sourde oreille, ils n’ont rien vu, rien entendu. Eh bien, il va falloir hausser le ton, parler plus fort, descendre dans la rue, manifester toujours plus nombreux! Au moins, notre recette produit des résultats quand elle réunit tous les ingrédients : l’unité, la solidarité, la conviction et la détermination. »

Le président de la FTQ profitera de sa présence à Sherbrooke pour entendre ce qu’ont à dire les militants et les militantes sur la situation dans leur région et pour prendre bien note de leurs revendications. Après une visite de l’usine Motrec à Bromptonville en après-midi, une rencontre aura lieu au cours d’un « 5 à 7 », à l’édifice de la FTQ à Sherbrooke.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale au Québec, représente plus de 600 000 membres, dont quelque 12 000 travailleurs et travailleuses en Estrie.