« Il faudrait inventer les syndicats s’ils n’existaient pas » - Le juge Louis Morin, ex-président de la CRT

Le syndicalisme est nécessaire, notamment pour défendre les emplois

Québec, mardi 27 novembre 2007 – Les travaux du 28e Congrès triennal de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) ont débuté ce matin par la présentation des résultats d’un sondage effectué auprès de 1004 Québécois, dont 616 non syndiqués et 388 syndiqués par la firme Écho Sondage.

Les jeunes non syndiqués voudraient l’être

Il ressort de ces résultats que près des deux tiers (63 %) des personnes interrogées se sont prononcées en faveur du syndicalisme et ont estimé que les syndicats trouvent leur fondement principalement (76 %) dans la défense des emplois.

Plus de 40 % trouvent cependant difficile de se syndiquer, surtout si on est une femme, une personne moins scolarisée et à plus faible revenu. Chez les non-syndiqués, les groupes suivants préféreraient être syndiqués en plus grand nombre : les jeunes de 16 à 34 ans (58 %), les personnes à faible revenu, les travailleurs et les travailleuses temporaires, occasionnels et à temps partiel ainsi que ceux et celles travaillant dans les petits établissements.

Pour un gouvernement qui intervient davantage

Enfin, la très vaste majorité (89 %) croit que le gouvernement du Québec devrait intervenir davantage pour soutenir le développement économique et l’emploi.

Les syndicats sont utiles

Par la suite, les congressistes ont accueilli l’ancien président de la Commission des relations de travail (CRT), Louis Morin, qui a rappelé l’origine du mot « syndicat » qui vient de deux mots grecs signifiant union et justice. Il a donné de nombreux exemples montrant l’utilité des syndicats.

« Il faudrait les inventer s’ils n’existaient pas, a-t-il dit, car l’exercice des droits collectifs par les syndicats a fait progresser les législations pour toute la société. Ces actions ont aussi fait avancer la protection des droits individuels ». Grâce à l’action collective des syndicats, les chartres, les lois sur les conditions minimales du travail, la loi sur l’équité salariale, etc. ont été adoptées.

Contre l’affaiblissement des syndicats

Il est inquiet des déclarations de personnes connues et respectées du public qui, loin de défendre les syndicats, s’acharnent à vouloir les affaiblir. Le vote obligatoire pour l’obtention d’une accréditation en est un exemple. « C’est bien le seul endroit où on met ainsi en doute la signature formelle de cartes d’adhésion constate-t-il. On semble moins enclins à questionner la réelle volonté des individus de signer une demande de carte de crédit ou de devenir actionnaire d’une compagnie, etc. ».

Les 30 ans de la Charte de la langue française

Les travaux du mercredi 28 novembre débuteront par la présentation des états financiers de la centrale par le secrétaire général, René Roy. Puis les congressistes entendront l’allocution de Cai Chongguo, rédacteur en chef du China Labour Bulletin.

Enfin, à 14 h, une déclaration de politique sera présentée aux délégués en l’honneur du trentième anniversaire de la Charte de la langue française. Rappelons que tous les travaux du Congrès sont ouverts aux médias.

La FTQ est la plus grande centrale syndicale québécoise avec plus de un demi-million de membres.

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Source : FTQ

Renseignements :
Louis Cauchy, 514 235-3996,
Jean Laverdière, 514 893-7809