Grève à l'Armée du Salut à Montréal - 10 grèves et lock-out en cours pour les syndicats FTQ

Une vingtaine de salariés à l’emploi de l’Armée du Salut ont dressé des piquets de grève devant l’institution sise au 1620, rue Notre-Dame (un peu à l’ouest de la rue Guy), dans le centre-ville de Montréal. Les grévistes, en grande majorité des femmes, travaillent à la salle de triage des vêtements et au quai de déchargement des camions. Elles sont membres du Syndicat des Teamsters (FTQ). « L’Armée du Salut a beau être une institution charitable, il n’est pas normal que son personnel ait des conditions de travail et de salaire à peine plus élevées que les normes minimales de travail et le salaire minimum », dit Mme Jeannette Viau, représentante de la section locale 106 des Teamsters.

Les grévistes de l’Armée du Salut sont le dernier en date de dix groupes de salariés, qui totalisent plus de 600 membres de la FTQ, actuellement impliqués dans des conflits de travail. Les deux groupes les plus importants en nombre sont les 135 salariés du fabricant de meubles Caron à Montmagny, qui ont débrayé le 5 juillet, et les 133 salariés du marché d’alimentation Bélair à Joliette, qui ont cessé le travail en juin. Des grèves ont aussi débuté dans deux autres marchés d’alimentation : au Provigo Maxi de Rimouski et au IGA de Saint-Apollinaire près de Québec. Un lock-out a par ailleurs commencé le 17 juillet chez Techni-Paint à Trois-Rivières.

On note aussi des conflits de plus longue durée au Club de golf Saint-Laurent à l’Île d’Orléans, chez Gébo Convoyeurs à Laval et chez le fabricant de produits galvanisés Quali-T-Galv à LaSalle. Il y a enfin un lock-out qui dure depuis plus de cinq ans, soit depuis le 3 juin 1996, contre une douzaine de typographes du quotidien The Gazette à Montréal.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale québécoise, représente plus d’un demi-million de membres.

Source

  • FTQ
  • http://ftq.qc.ca

Renseignements

  • Jeannette Viau, Teamsters-FTQ