Grève à la Canada Steamship Lines : « Paul Martin a sûrement des contacts pour aider à régler le conflit…» - René Roy, secrétaire général de la FTQ

Le 12 décembre 2001 – « Le ministre des Finances du Canada, M. Paul Martin, a sûrement des contacts qui pourraient nous aider à régler la grève en cours à la compagnie maritime qui est sa propriété en fiducie, la Canada Steamship Lines », a déclaré aujourd’hui le secrétaire général de la FTQ, M. René Roy, lors d’une manifestation d’appui aux grévistes devant le siège social de la compagnie à Montréal.

La grève a été déclenchée le 1er décembre par 150 officiers mécaniciens membres du Syndicat canadien des officiers de marine marchande (SCOMM), affilié à la FTQ. Les syndiqués travaillent à bord d’une quinzaine de navires de la CSL qui sillonnent le Saint-Laurent et les Grands Lacs. La grève touche aussi trois autres compagnies maritimes : Algoma Central Marine, N.M. Patterson et P & H Shipping, cette dernière ayant été acquise récemment par la CSL.

« La FTQ soutient entièrement les grévistes qui ne veulent que protéger les acquis de leur convention collective échue depuis le 30 juin dernier, dit M. Roy. Nous n’avons que quatre grèves et lock-out en cours actuellement chez des syndicats de la FTQ et cette grève est majeure. Nous invitons tous les autres travailleurs de l’industrie maritime à manifester leur solidarité à l’égard de leurs camarades en grève. Seule la solidarité nous aidera à gagner cette bataille. »

Des briseurs de grève
De son côté, le président du SCOMM-FTQ, M. Richard Vézina, a dénoncé le recours à des briseurs de grève par les compagnies en conflit. « La pire est la CSL », a-t-il dit. Le Code fédéral du travail n’est pas aussi étanche que le Code québécois pour contrer l’embauche de « scabs ». M. Vézina a rappelé les principaux points en litige :

  • Demande de l’employeur de retirer de la convention toutes les clauses de santé-sécurité du travail;
  • Demande de l’employeur de retirer le temps double le dimanche;
  • Demande de l’employeur de signer une convention de cinq ans au lieu de trois ans;
  • Offre patronale d’une hausse de salaire de 3 % la première année et de l’indexation au coût de la vie les quatre années suivantes, alors que le syndicat demande 3 % la première année et l’indexation pour les deux années suivantes avec un minimum de 1,5 % d’augmentation;
  • Refus de l’employeur de négocier toutes les autres clauses si le syndicat n’accepte pas les demandes patronales ci-haut mentionnées.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale québécoise, représente plus d’un demi-million de membres.

Source

  • FTQ
  • http://ftq.qc.ca

Renseignements

  • Louis Fournier
  • lfournier@ftq.qc.ca