FTQ - Un syndicat au restaurant Tim Hortons à Longueuil

Montréal, le 1er août 2003 — Le personnel d’un restaurant de la chaîne Tim Hortons à Longueuil a décidé de se syndiquer, annonce M. René Roy, secrétaire général de la FTQ. Il n’y a actuellement aucun syndicat dans cette chaîne au Québec.

Le personnel du restaurant situé au 1375, boulevard Curé-Poirier Ouest, tout près du boulevard Taschereau à Longueuil, compte une quarantaine de salariés. La requête en accréditation syndicale a été déposée par la section locale 500 des Travailleurs et travailleuses unis de l’alimentation et du commerce (TUAC), un syndicat affilié à la FTQ.

«La très grande majorité des salariés ont signé leur carte d’adhésion et nous nous attendons donc que le syndicat sera accrédité assez rapidement par la Commission des relations du travail. Les nouveaux pouvoirs accordés à la Commission, lors de la récente réforme du Code du travail, lui permettent désormais d’accélérer les procédures de reconnaissance syndicale», dit M. Roy.

«Le personnel du Tim Hortons de Longueuil a choisi de se syndiquer pour améliorer ses conditions de travail et de salaire, bien sûr, mais d’abord pour être respecté par l’employeur», ajoute M. Roy.

Tim Hortons est la plus importante chaîne de café et de produits de pâtisserie au Québec où elle compte 240 restaurants. Elle est présente ici depuis 1977. Dans tout le Canada et aux États-Unis, la chaîne compte quelque 2 500 restaurants et 55 000 employés. C’est une filiale de la compagnie américaine Wendy’s International.

Les restaurants syndiqués au Québec

M. Roy souligne que les TUAC-FTQ représentent le personnel de nombreux restaurants, notamment dans les rôtisseries Saint-Hubert, Chalet Suisse et Au Coq et au restaurant Hélène-de-Champlain à Montréal. Des syndicats de la FTQ représentent aussi le personnel de chaînes comme Poulet Frit Kentucky (une dizaine de PFK), Harvey’s et Le Commensal, ainsi que de restaurants bien connus comme Moishe’s, Magnan, Thursday’s, l’Ovation (au Centre Bell) et Le Bordelais à Montréal, le Café Suisse et Le Petit Coin Breton à Québec et plusieurs restaurants d’hôtels.

«Les syndicats de la FTQ ont réalisé des percées dans la restauration ces dernières années et la syndicalisation progresse dans ce secteur», indique M. Roy. Le seul échec important à ce jour a été la tentative de syndicalisation de deux restaurants McDonald’s de la région de Montréal, dont celui de Saint-Hubert qui a brutalement fermé ses portes, en mars 1998, quelques jours avant qu’un syndicat FTQ y soit accrédité. Il n’y a actuellement aucun syndicat dans toute la chaîne McDonald’s en Amérique du Nord.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale québécoise, représente plus d’un demi-million de membres.