Fermeture d'Asten Johnson à Saint-Henri et perte de 126 emplois : Des partenaires locaux et montréalais demandent une rencontre avec la direction américaine de l'entreprise

Montréal, 7 avril 2000 – Un Comité de survie réunissant de multiples acteurs socio-économiques du Sud-Ouest s’est allié à des partenaires montréalais de premier plan pour lancer, aujourd’hui, un appel à la direction américaine d’Asten Johnson afin qu’elle révise sa décision de fermer la section la plus importante de son usine de Montréal, entraînant ainsi la perte de 126 emplois manufacturiers de qualité.

En plus d’un moratoire sur sa décision, le Comité de survie demande que la direction américaine d’Asten Johnson rencontre une délégation composée de partenaires socio-économiques. Le Comité interpelle également le gouvernement fédéral, le gouvernement du Québec et la Ville de Montréal pour qu’ils acceptent de prendre le leadership de cette délégation afin de faire valoir à la direction de l’entreprise les multiples avantages qu’offre Montréal.

Rappelons que le 11 janvier dernier, Asten Johnson, née de la fusion du Groupe JWI Johnson et d’Asten, annonçait la fermeture de la section « toiles de formation » de l’usine de Saint-Henri, spécialisée dans le tissage de toile de haut de gamme pour l’habillage des machines à papier, et la mise à pied progressive de ses 126 employés à compter du 15 mai.

Devant ce coup dur pour l’économie et l’emploi du Sud-Ouest de Montréal, plusieurs acteurs socio-économiques locaux se sont réunis au sein d’un Comité de survie. En font partie la députée de Saint-Henri-Sainte-Anne, Madame Nicole Loiselle, les conseillers municipaux Philippe Bissonnette et Germain Prégent, des gens d’affaires et des commerçants, des organismes communautaires, le Conseil régional de la FTQ, le syndicat local (AIMTA-FTQ) ainsi que le Regroupement pour la relance économique et sociale du Sud-Ouest (RESO) qui assume la coordination de ce comité.

Le 13 mars dernier, une délégation du Comité de survie a rencontré la direction locale d’Asten Johnson. Celle-ci a reconnu que l’usine de Saint-Henri est rentable et performante, que la main-d’oeuvre y est expérimentée et que les objectifs d’amélioration de la qualité ont tous été atteints… mais elle soutient que le bâtiment de Saint-Henri n’offre pas toute la flexibilité pour une croissance à long terme. La direction locale de l’entreprise présente la décision prise au siège social américain comme « finale ».

Les partenaires regroupés au sein du Comité de survie travaillent à une proposition qui fera la preuve de la « flexibilité » de l’usine de Saint-Henri et des avantages de Montréal pour Asten Johnson. Montréal est un emplacement stratégique pour une entreprise internationale qui dessert les marchés canadien, américain et d’outre-mer. On y trouve une main-d’oeuvre professionnelle et technique hautement qualifiée, disponible et stable – le taux de roulement à l’usine de Saint-Henri est nul. L’environnement y est propice à l’investissement; de plus, Montréal est reconnue pour sa qualité de vie exceptionnelle.

En outre, l’usine de Saint-Henri est située à proximité des grandes autoroutes, à deux pas du port de Montréal, à 20 minutes de l’aéroport de Dorval et à 5 minutes de la gare de triage de la cour Turcot. Et surtout, Asten Johnson y possède une usine très performante, capable de relever de nouveaux défis, où travaille un personnel expérimenté et hautement qualifié qui a à coeur d’être le meilleur dans le domaine.

Présentement, la direction locale d’Asten Johnson parle de fermer l’usine au cours des prochaines semaines et de transférer les équipements à l’usine d’Appleton au Wisconsin aux États-Unis. Le Comité de survie et les partenaires montréalais sont très inquiets et pressent la direction américaine d’Asten Johnson d’accepter de rencontrer une délégation québécoise dans les plus brefs délais.

Partenaires appuyant la déclaration :

> Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ)
> Alliance des manufacturiers et des exportateurs du Québec (AMEQ)
> Chambre de commerce du Montréal métropolitain
> Conseil régional de développement de l’Ile de Montréal (CRDIM)
> Madame Nicole Loiselle, députée de Saint-Henri/Sainte-Anne
> Monsieur Philippe Bissonnette, conseiller municipal
> Regroupement pour la relance économique et sociale du Sud-Ouest (RESO)
> Association des gens d’affaires du sud-ouest de Montréal (AGASOM)
> Solidarité Saint-Henri
> Conseil régional du Montréal métropolitain FTQ
> Association des marchands de Saint-Henri
> CLSC St-Henri
> Association internationale des machinistes et des travailleurs et travailleuses de l’aérospatiale (AIMTA)
> Section locale 1758 de l’AIMTA.

Source

  • Coalition pour la survie de l'usine Asten Johnson

Renseignements

  • Lucie Dufour ou Pierre Richard, RESO