États généraux sur le français : Pour la FTQ, la priorité doit être la langue de travail

Montréal, 15 mars 2001 - « La généralisation du français comme langue de travail dans les entreprises doit être la priorité à l’heure actuelle en matière linguistique au Québec », a déclaré le secrétaire général de la FTQ, M. René Roy, en présentant aujourd’hui à Montréal le mémoire de la centrale devant la Commission des États généraux sur le français. « La bataille est encore loin d’être gagnée, ajoute M. Roy. Pourtant, travailler en français est une question de justice sociale ».

Regroupant la vaste majorité des syndiqués du secteur privé, la FTQ représente les membres de plus de 500 comités de francisation. C’est donc à partir de leur expérience concrète que la centrale a livré son analyse. « Ce sont ces syndiqués, oeuvrant quotidiennement dans les entreprises, qui nous disent si le pouls du français au travail est lent, régulier ou au bord de s’arrêter de battre. Il y a des endroits où il ne bat vraiment pas très fort », dit M. Roy.

La FTQ estime que 25 ans après l’adoption de la Charte de la langue française (loi 101), le temps est venu de mettre sur pied des comités de francisation dans les entreprises employant de 55 à 99 employés, et non plus seulement dans celles de 100 employés et plus. La centrale demande également une représentation paritaire des salariés au sein de ces comités .

La FTQ estime qu’il faut réévaluer plusieurs aspects du processus de francisation des entreprises. Ainsi, la francisation du personnel doit recevoir autant d’attention que celle des outils de travail. On doit aussi impliquer davantage les principaux intervenants : l’Office de la langue française, l’employeur et le syndicat. Il faut mettre en place les meilleures conditions pour poursuivre le mieux possible la francisation, plutôt que de se féliciter d’un niveau de certification.

Le mémoire de la FTQ, qui contient seize recommandations, plaide en faveur d’un meilleur encadrement légal du rôle des membres des comités de francisation. La FTQ réclame aussi de l’État un plus grand appui financier aux organisations syndicales dans leur rôle de soutien à la francisation des milieux de travail. Enfin, la FTQ demande que l’Office de la langue française dispose de toutes les ressources dont il a besoin pour mener à bien son mandat.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale québécoise, représente près d’un demi-million de membres.

Source

  • FTQ
  • http://www.ftq.qc.ca

Renseignements

  • Louis Fournier
  • lfournier@ftq.qc.ca