« Encore une fois c’est la preuve que nos lois du travail ne protègent pas suffisamment les travailleurs et les travailleuses qui souhaitent améliorer leur sort » – Michel Arsenault, président de la FTQ

La Commission des relations du travail révoque l’accréditation des travailleurs et des travailleuses de Wal-Mart de Saint-Hyacinthe

Montréal, le 9 mars 2011 – Dans une décision rendue ce mardi, la Commission des relations du travail (CRT) a révoqué l’accréditation syndicale des 205 travailleurs et travailleuses du magasin Wal-Mart de Saint-Hyacinthe. Les travailleurs et les travailleuses de Wal-Mart ont déposé une première requête en accréditation en 2004 et ce n’est qu’en 2009 qu’un arbitre a imposé un premier contrat de travail.

« Il a fallu quatre ans pour que les travailleuses et les travailleurs puissent bénéficier d’une première convention collective de travail. Cela démontre en même temps que le Code du travail est loin de faciliter l’accès à la syndicalisation en raison de délais trop longs, ce qui favorise l’ingérence d’employeurs peu scrupuleux », a déclaré le président de la FTQ, Michel Arsenault.

Par ailleurs, il faut savoir qu’une première requête de révocation a été déposée par une employée le 7 février dernier, coïncidence, la direction de Wal-Mart déposait, le même jour, une requête similaire. « Pour nous, il n’y a pas de hasard. Tous reconnaissent la façon de faire de Wal-Mart. Nous savons fort bien que bon nombre de cartes de révocation ont été signées sous pression. Bien que nous respections la décision de la CRT, nous déplorons le fait que le temps et les délais ont eu raison de la détermination des travailleurs et des travailleuses. Neuf mois suivant l’accréditation, 65 % des travailleurs et des travailleuses avaient quitté leur emploi. Il faudrait être bien naïfs de croire qu’après cela, la direction a embauché des militants syndicaux pour combler les postes vacants », a ajouté le directeur québécois du syndicat des Travailleurs et travailleuses unis de l’alimentation et du commerce (TUAC), Louis Bolduc.

« Cette décision n’ébranle aucunement notre volonté comme organisation syndicale d’améliorer le sort des travailleurs et des travailleuses du Québec », ont conclu Michel Arsenault et Louis Bolduc.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale québécoise, représente plus de 600 000 membres.

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Sources : FTQ, TUAC
Renseignements : Jean Laverdière FTQ, 514 893-7809