Discours du Trône

« Le fédéral a raté une bien belle occasion pour répondre aux attentes de la population vis-à-vis du régime de l’assurance-emploi. À nouveau, les conservateurs montrent leur préjugé hostile envers les sans-emploi. »
— Daniel Boyer

Montréal, le 17 octobre 2013. – La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) est fortement déçue du discours du Trône prononcé hier par le gouverneur général David Johnston.

« Après toutes les mobilisations à travers le pays, dit le secrétaire général de la FTQ, Daniel Boyer, et plus particulièrement, dans les provinces maritimes et ici même au Québec, nous aurions souhaité que le gouvernement fédéral saisisse cette occasion pour répondre aux attentes de la population vis-à-vis de la réforme éhontée du régime de l’assurance-emploi.

« C’est carrément du mépris. Avec une telle attitude injustifiable, le gouvernement de Stephen Harper montre une fois de plus son préjugé hostile envers les sans-emploi. Cette saga finira bien par se terminer, mais ce que j’espère, c’est que l’électorat québécois saura mettre en pratique la devise du Québec, “Je me souviens” et qu’il rayera les conservateurs de la carte électorale aux prochaines élections. »

Alors que la Commission nationale d’examen sur l’assurance-emploi mise sur pied par le gouvernement Marois s’apprête à rendre bientôt son rapport, après une tournée des régions du Québec au cours de laquelle plus de 170 mémoires et avis ont été publiés, la FTQ juge pour le moins arrogant le fait que le gouverneur général ait été muet comme une carpe sur le sujet.

« De plus, en maintenant son programme de subventions aux entreprises pour l’emploi, le gouvernement Harper s’immisce dans le champ de compétence des provinces. Depuis de nombreuses années, les partenaires du marché du travail québécois ont su développer une façon de faire efficace et propre au Québec en matière de formation de la main-d’œuvre. C’est de l’ingérence inacceptable, en plus d’être contreproductif », ajoute Daniel Boyer.

La FTQ s’indigne également de la poursuite des coupes dans l’effectif des fonctionnaires et des services publics et elle questionne grandement le contenu de l’Accord de libre-échange qui sera signé dans les heures qui viennent entre le Canada et l’Union européenne, alors que les multiples demandes de débat public faites depuis les quatre dernières années n’ont jamais été entendues.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale au Québec, représente plus de 600 000 travailleurs et travailleuses.