Des membres du Front commun occupent présentement les bureaux de KPMG à Montréal

Placés sous les projecteurs en fonction de son rôle allégué dans l’évasion fiscale de ses clients, les bureaux de la firme KPMG sont présentement occupés par plus de 300 travailleuses et de travailleurs du secteur public, une action qui s’inscrit dans le cadre des semaines de perturbations socio-économiques du Front commun.

«Le gouvernement libéral justifie ses offres salariales en prétextant que les coffres de l’État sont vides, a rappelé la présidente du Conseil central du Montréal métropolitain – CSN, Dominique Daigneault. Or, depuis son arrivée au pouvoir, le gouvernement Couillard n’a rien fait pour freiner l’évasion et l’évitement fiscaux, qui privent pourtant l’État québécois de millions, voire de milliards de dollars chaque année. Voilà pourquoi la firme KPMG représentait pour nous une cible de choix.»

Le représentant du Conseil régional FTQ Montréal métropolitain, Patrick Rondeau, a tenu à souligner que les banques canadiennes multiplient les profits records. «En trois mois cet été, les banques canadiennes ont dégagé des profits de 9,2 milliards de dollars. Que proposent les libéraux? D’assouplir leurs charges fiscales… Dans ce contexte, la volonté du gouvernement de geler les salaires de ses employés frise l’insolence.»

«C’est l’ensemble du milieu financier que nous perturberons au cours des prochains jours, ont indiqué les porte-parole du SISP, Johanne Gagnon (CSQ) et Francis Collin (APTS). D’autres coups d’éclat sont à prévoir cette semaine. Et nous ne nous gênerons pas pour cibler les amis du Parti libéral qui figurent parmi les plus fortunés de notre société.»

À propos

Le Front commun regroupe le Secrétariat intersyndical des services publics (SISP, formé de la CSQ, du SFPQ et de l’APTS), la Confédération des syndicats nationaux (CSN) et la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ). Ensemble, ces organisations représentent plus de 400 000 travailleuses et travailleurs des réseaux de la santé et des services sociaux, de l’éducation, de l’enseignement supérieur et de la fonction publique du Québec. Les conventions collectives du secteur public sont échues depuis le 31 mars 2015.