Décès de Léa Roback : Réactions de Louis Laberge, Fernand Daoust et Henri Massé

Montréal, 29 août 2000 - À la suite du décès hier de madame Léa Roback, la FTQ a transmis les réactions suivantes :

Monsieur Louis Laberge, président de la FTQ pendant 27 ans (1964-1991) :

« C’est une femme qui a fait preuve de beaucoup de responsabilité et de conscience sociale. Elle a toujours eu une très grande sympathie pour les gagne-petit. »

Monsieur Fernand Daoust, qui fut président de la FTQ (1991-1993) et auparavant secrétaire général (1969-1991) :

« Léa Roback est issue d’une famille dont les membres ont été des témoins et des acteurs des luttes syndicales dans les années dures du syndicalisme. Elle a œuvré particulièrement pour le droit d’association et le droit de grève des ouvrières du vêtement. Il s’agit d’une femme exceptionnelle, d’une pionnière, à l’avant-garde des prises de conscience de son temps. Léa Roback a été au cœur du mouvement d’émancipation des femmes, pour le respect de leur travail. »

Monsieur Henri Massé, président de la FTQ :

« Je me joins à Louis Laberge et Fernand Daoust pour souligner la contribution exceptionnelle de cette militante au mouvement syndical, particulièrement dans le dossier des femmes. Les batailles menées par nos aînés continuent de profiter aujourd’hui à tous les syndiqués et à la population en général. Au nom de la FTQ, je transmets nos plus sincères condoléances à la famille de cette grande syndicaliste. »
Née à Montréal en 1903, Léa Roback était fille d’une famille d’immigrants juifs polonais arrivés au Québec à la fin du dix-neuvième siècle. Embauchée par l’Union internationale des ouvriers du vêtement pour dames (UIOVD), qui deviendra plus tard un affilié de la FTQ, Léa Roback a joué un rôle majeur dans la campagne de syndicalisation des 5 000 ouvrières de la robe, à Montréal en 1937. En 1942, elle a participé activement à la syndicalisation des 4 000 salariés de la compagnie RCA Victor de Saint-Henri, dont la majorité étaient des femmes. Par la suite, elle a été active dans le mouvement féministe et le mouvement des femmes pour la paix aux côtés des Thérèse Casgrain, Solange Chaput-Rolland, Simone Monet-Chartrand et Jeanne Sauvé. Madame Roback a participé à de nombreuses manifestations pour l’avortement, les garderies, le salaire égal, contre la pornographie ou le nucléaire.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale québécoise, représente près d’un demi-million de membres.

Source

  • FTQ
  • http://www.ftq.qc.ca

Renseignements

  • Carole Clément, FTQ
  • cclement@ftq.qc.ca