Chapeau, les filles et Excelle Science! La FTQ félicite les lauréates

Montréal, 10 mai 2004 – Pour une sixième année consécutive, la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) s’associe au concours Chapeau, les filles! en soutien aux filles et aux femmes dans des emplois traditionnellement masculins.

À titre de partenaire et de commanditaire la FTQ, dont plus du tiers des 520 000 membres sont des femmes, contribue à deux prix Équité de 2 000 dollars chacun pour les volets formation professionnelle et formation technique du concours. La FTQ offre également un prix Équité de 2 000 dollars pour le volet Excelle science (universitaire) du concours.

Ces contributions s’ajoutent à un montant de 5 000 dollars consenti par la FTQ pour faire connaître le concours dans les écoles, collèges et universités et encourager la participation des jeunes filles et des femmes dans toutes les régions du Québec.

Mesurer le chemin parcouru

La représentante de la FTQ au concours, Johanne Vaillancourt, vice-présidente de la FTQ et conseillère syndicale chez les Teamsters depuis plus de 25 ans, a tenu à souligner la détermination des candidates à réussir dans des emplois traditionnellement masculins. « Ce concours permet de mesurer le chemin parcouru dans notre société par des filles et des femmes qui n’hésitent pas à se confronter à certains stéréotypes ou lieux communs. Ce sont des cheminements personnels courageux, qui font avancer la cause de toutes les femmes ».

Sortir de la précarité

Les prix « Équité » de la FTQ sont accordés à des travailleuses qui ont connu des situations précaires d’emploi et qui ont décidé de se diriger ou de se réorienter vers des emplois d’avenir. « Nous voulons ainsi contribuer à freiner l’emploi précaire et à améliorer les conditions de travail des femmes tout en appuyant les démarches des femmes dans le non traditionnel », a précisé la vice-présidente de la FTQ.

Formation professionnelle

La lauréate, Maryse Blanchet, élève en Électromécanique des systèmes automatisés a occupé divers emplois depuis 1989, ce qui l’a conduit à réaliser son intérêt pour le milieu industriel. Après avoir poursuivi des études en relations industrielles, puis en gestion des opérations et de la production (HEC) tout en travaillant, Maryse a finalement opté pour l’électromécanique de systèmes automatisés, « une profession où je vais toucher à plusieurs domaines et travailler dans divers environnements. Il est donc primordial de toujours rester polyvalente afin de pouvoir s’adapter à toutes les situations possibles ». Et polyvalente, Maryse l’est sûrement, elle qui tout en travaillant et étudiant s’impliquait également sur le plan syndical!

Formation technique

La lauréate, Sonia Martel, étudiante en Technologie de maintenance industrielle au Collège Lévis-Lauzon croit posséder des qualités et des aptitudes particulièrement recherchées par les employeurs de ce domaine industriel. « J’aime apprendre de nouvelles choses de manière continuelle et je suis capable d’être polyvalente. Le fait de travailler un jour dans le domaine inspirera peut-être, je l’espère, d’autres femmes à suivre mes pas », a expliqué Sonia Martel, dans sa présentation au jury du concours.

Volet Excelle Science (universitaire)

Pour la lauréate, Geneviève Toussaint, étudiante en Génie mécanique à l’Université Laval, « le défi d’étudier dans un domaine majoritairement masculin était donc de taille mais tout de même, j’ai choisi d’étudier en génie mécanique. Bien sûr, pour réussir dans ce monde, je dois démontrer que j’ai des compétences équivalentes, voire supérieures à celles de mes collègues masculins. En fait, on peut dire que j’ai gagné le respect et la confiance de mes confrères », a affirmé Geneviève Toussaint qui espère que ce concours lui permettra d’approfondir ses connaissances et devenir une femme chercheure en sciences et génie. Bonne chance!

Le plus grand nombre de travailleuses syndiquées au Québec sont à la FTQ

La FTQ, la plus grande centrale syndicale québécoise, représente au-delà d’un demi-million de membres, dont plus du tiers sont des femmes. Ainsi, la FTQ représente le plus grand nombre de travailleuses syndiquées au Québec. Elles travaillent dans la restauration, l’hôtellerie, le commerce de détail, la santé, le soutien scolaire, les communications, l’entretien ménager, les bureaux, les caisses populaires, le textile et le vêtement. Beaucoup de ces femmes travaillent à temps partiel ou sur appel, parfois au salaire minimum ou tout près. Toutefois, un nombre grandissant d’entre elles occupent des emplois traditionnellement masculins dans les usines, l’aérospatiale, la construction, la métallurgie, les municipalités (cols bleus) ou le transport.

Source

  • FTQ
  • http://ftq.qc.ca

Renseignements

  • Louis Cauchy
  • lcauchy@ftq.qc.ca