« C’est le Québec qui donne l’exemple partout dans le monde sur la francisation des milieux de travail et des entreprises » – Louise Beaudoin

Les comités de francisation de la FTQ font le point

Montréal, vendredi le 30 mars 2007. – De Pontiac à Lanaudière, de Gatineau à l’Assomption, de CAE à Bombadier, Honeywell ou Smurfitstone, près d’une centaine de membres des comités de francisation de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) ont témoigné aujourd’hui des avancées, mais également de la fragilité ou de la régression dans certaines entreprises et dans certaines régions, de la francisation des milieux de travail et des entreprises.

Les travailleurs québécois et ceux de la FTQ donnent l’exemple

L’ex-ministre Louise Beaudoin, aujourd’hui professeure à l’UQAM, a profité de ces témoignages pour livrer un exposé sur l’état des lieux du français dans le monde et ici même au Québec. « C’est le Québec et les travailleurs québécois, particulièrement de la FTQ, qui donnent l’exemple partout dans le monde sur la francisation des milieux de travail et des entreprises », fait valoir Mme Beaudoin, citant l’exemple d’une entreprise américaine installée aux Yvelines, en France, où les travailleurs aux prises avec des manuels et un environnement de travail anglais ont exigé la francisation de leur milieu de travail.

Aucun mot sur la culture ou la langue en 33 jours de campagne électorale

Rappelant que les Catalans avaient importé mot pour mot la loi 101, Louise Beaudoin y voit la démonstration, notamment avec le développement de Barcelone, qu’on peut être à la fois prospères et modernes dans notre langue. Mais elle évoque également des motifs d’inquiétude, dont celui du taux d’attraction.

« Il y a encore 54 % de transfert linguistique de la langue d’usage des personnes immigrantes (celle parlée à la maison) vers l’anglais », s’inquiète-t-elle, tout en s’étonnant que « pendant une campagne électorale de 33 jours, on n’ait pas parlé de la langue ou de la culture ».

La langue française comme ciment civique du Québec

Pour Louise Beaudoin, la langue française devrait être le ciment civique du Québec, le vecteur de la cohésion sociale, sans quoi on tombe dans le folklore et la fossilisation, une allusion à peine voilée à la situation de certaines régions évoquée par des participants à cette journée FTQ des comités de francisation.

Le français comme langue internationale

La professeure de l’UQAM a dit souhaiter que l’enjeu de la diversité linguistique et culturelle devienne aussi important que celui de l’environnement, de Kyoto. « Il y a une relation entre vivre en français au Québec et le français comme langue internationale. Quand on défend le français, on défend toutes les langues », a conclu Louise Beaudoin.

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Source : FTQ
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