« C’est bien, mais cela reste insuffisant pour les plus démunis. Il faudra faire davantage. » — Serge Cadieux, secrétaire général de la FTQ

Hausse du salaire minimum

Montréal, le 6 février 2014. – Le secrétaire général de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), Serge Cadieux, réagit à l’annonce faite hier par le gouvernement Marois de fixer le salaire minimum à 10,35 $ l’heure, soit une augmentation de 2,0 %.

Pour le secrétaire général de la FTQ, Serge Cadieux, « c’est une augmentation qui dépasse l’indice des prix à la consommation du Québec et qui améliore donc le pouvoir d’achat et le sort des plus démunis. Nous ne pouvons qu’applaudir. Bien sûr, cela pourrait être mieux, mais il n’y a rien de négligeable ».

Pour la FTQ, l’un des rôles premiers du gouvernement est d’assurer une meilleure redistribution de la richesse. Les plus démunis, certes, représentent la cible à privilégier, mais du chemin reste à faire.

« Ce chemin pourrait prendre, notamment dans le prochain budget, la voie de l’abolition de la taxe santé, d’un meilleur traitement des bénéficiaires de l’aide sociale, de l’introduction de nouveaux paliers fiscaux pour les mieux nantis, du resserrement des crédits d’impôt sur les gains en capital et sur les dividendes, d’une révision des avantages fiscaux aux entreprises, etc. »

« Nous attendons toujours, conclut Serge Cadieux, que le gouvernement s’engage à bonifier le Régime de rentes du Québec. Ce serait un instrument privilégié pour rassurer la population du Québec, dont une grande partie souffre de pauvreté une fois à la retraite, et dont une autre appréhende ce moment. »

La FTQ, la plus grande centrale syndicale au Québec, représente plus de 600 000 travailleurs et travailleuses.