« C’en est assez, le gouvernement Charest doit adopter de véritables mesures pour sauver l’industrie » – Henri Massé, président de la FTQ, et Renaud Gagné, vice-président du SCEP Québec

La crise dans le secteur du papier : Québec doit agir sans tarder


Montréal, lundi le 6 août 2007 – La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) et le Syndicat canadien des communications, de l’énergie et du papier (SCEP-FTQ) dénoncent, une fois de plus, le laisser-faire du gouvernement du Québec dans la crise qui secoue tout le secteur de l’industrie du papier.

« Les travailleurs et leurs familles déplorent l’attitude attentiste du gouvernement qui reste les bras croisés pendant que les usines ferment leurs portes les unes après les autres. Il faut des mesures concrètes pour sauver cette industrie. Le gouvernement doit se réveiller et sortir de sa torpeur », a déclaré le président de la FTQ, Henri Massé.

De pire en pire

« Les mesures annoncées par le gouvernement Charest ne suffisent pas. Déjà plus de 10 000 travailleurs ont perdu leur emploi et se retrouvent au chômage alors que d’autres usines menacent de fermer leurs portes. Les travailleurs en ont ras le bol et n’attendront pas de se retrouver sur l’aide sociale avant de manifester leur mécontentement », a ajouté le vice-président du SCEP-Québec, Renaud Gagné.

Québec doit réduire le coût de la fibre

Plus spécifiquement, le syndicat demande au gouvernement de réduire le coût de la fibre pour la pâte à papier dans l’industrie forestière et d’instaurer un tarif spécifique pour le bois de pâte et papier. Il faut savoir que c’est au Québec que le coût de la fibre est le plus élevé par rapport au reste de l’Amérique du Nord. En effet, il en coûte en moyenne 50 % plus cher la tonne que dans les autres provinces (sauf l’Ontario) et qu’aux États-Unis. « Par cette mesure, le gouvernement permettrait aux usines québécoises de se repositionner afin qu’elles puissent concurrencer les autres usines canadiennes de l’industrie sur une même base de coût de production. Il s’agit d’une mesure simple qui est susceptible de sauver des centaines d’emplois. Faut-il le rappeler, il s’agit d’emplois de qualité qui se retrouvent la plupart du temps dans des régions dont l’économie est tributaire de cette industrie. Québec doit aussi avoir à l’esprit que ces mêmes travailleurs consomment dans ces régions en plus de payer des centaines de milliers de dollars en taxes et impôts », ont conclu messieurs Massé et Gagné.

La FTQ est la plus grande centrale syndicale québécoise avec plus de un demi-million de membres.

-30-

Sources : FTQ, SCEP
Renseignements :
– Jean Laverdière, 514 893-7809
– Marie-Andrée L’Heureux, 514 916-7373