« Ce sont les générations futures qui vont payer le prix fort » - Dominic Lemieux, président du comité des jeunes de la FTQ

Les jeunes de la FTQ réclament la fin des clauses « orphelin »

Orford, le 19 septembre 2010 – Réunis en Estrie cette semaine, une centaine de jeunes militants et militantes de la FTQ tirent la sonnette d’alarme et demandent au gouvernement de légiférer pour contrer la prolifération des clauses « orphelin ».

Le président du comité des jeunes FTQ, Dominic Lemieux, souligne que de plus en plus d’employeurs réclament des concessions qui n’auront des impacts que sur les gens qui ne sont pas encore à l’emploi, par exemple en ce qui a trait au régime de retraite et aux avantages sociaux.

« Les employeurs ont de plus en plus recours à ces tactiques. Nos membres se retrouvent pris en otage et finissent par accepter, le couteau sur la gorge, des concessions dans les conditions de travail de leurs collègues qui n’ont même pas encore été embauchés. C’est vicieux et purement discriminatoire. Ce sont les générations futures qui vont payer au prix fort ces attaques », a affirmé sans détour Dominic Lemieux.

Le président de la FTQ, Michel Arsenault a indiqué pour sa part que la direction de la centrale appuie pleinement la démarche de ses jeunes militants et militantes.

« Ces clauses sont une injustice qui est faite aux travailleurs et aux travailleuses les plus jeunes. Cette façon de faire est inacceptable et nuit à la solidarité entre les générations. Le gouvernement doit élargir la portée de la loi pour interdire ces clauses de disparité purement et simplement. Nous porterons cette question devant notre congrès qui doit avoir lieu à la fin de l’année », a ajouté Michel Arsenault.

Les clauses « orphelin » ou clauses de disparité de traitement sont des dispositions qui déterminent des avantages différents à certains travailleurs en fonction de leur date d’embauche. Interdites relativement à un certain nombre de conditions de travail, par exemple les salaires et les congés fériés, selon certaines interprétations de la loi actuelle elles demeureraient possibles pour d’autres avantages notamment les régimes de retraite et les assurances.

La FTQ est la plus grande centrale syndicale québécoise avec plus d’un demi-million de membres.

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Source : FTQ
Renseignements: Jean Laverdière, 514 893-7809