« Ce projet est une nécessité autant économique que sociale, tant pour la Côte-Nord que pour le reste du Québec » – Michel Arsenault, président de la FTQ

Aux audiences publiques du BAPE, la FTQ réitère son appui au éveloppement hydroélectrique de la rivière Romaine

Montréal, le mercredi 10 décembre 2008 – Déposant aujourd’hui son mémoire sur le développement de la rivière Romaine, la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) a plaidé une fois de plus en faveur du projet hydroélectrique. « En période de crise, ce projet aura un effet d’électrochoc pour l’économie en attirant et en retenant des entreprises créatrices d’emplois et de biens à valeur ajoutée. Il vaut mieux exporter des produits manufacturés grâce à notre énergie plutôt qu’exporter cette énergie », a déclaré le président de la FTQ, Michel Arsenault.

La Romaine, un projet acceptable socialement

La FTQ rappelle que le projet de la rivière Romaine fait l’unanimité dans la région. Pendant la phase de construction, entre 2009 et 2021, Hydro-Québec prévoit la création d’environ 1 100 emplois directs par année avec des pics de 2 000 emplois. « Rappelons que la région de la Côte-Nord est durement affectée par le chômage (11,1 %). En 2007, la région a perdu 2 600 emplois; nous devons mettre fin à cette hémorragie. Pour la FTQ, le projet de la rivière Romaine doit favoriser l’embauche locale et régionale, y compris dans les populations autochtones. Il faut aussi prévoir et répondre aux besoins de formation des jeunes et des adultes de tout le territoire.

La Romaine, un projet acceptable sur le plan environnemental

Il s’agit d’un projet qui générera une énergie propre, renouvelable et sans émission de gaz à effet de serre. « Nous sommes en profond désaccord avec certaines affirmations selon lesquelles le harnachement de la Romaine serait une catastrophe. Il est faux de prétendre que la Romaine est l’une des dernières grandes rivières vierges. Le Québec compte 4 500 rivières, et moins d’une centaine sont harnachées. Nous devons nous méfier d’une certaine opposition au projet qui frôle l’hystérie et qui est trop souvent démagogique », de conclure Michel Arsenault.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale québécoise, représente plus d’un demi-million de membres.

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Source : FTQ
Renseignements : Jean Laverdière, 514 893-7809