Campagne syndicale contre le projet de fermeture du Centre de tri de Postes Canada à Québec et la perte de 300 emplois

Québec, le 15 août 2005 – Aujourd’hui, le Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes (STTP) et la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) ont rendu public leur plan d’action pour contrer la suppression de près de 300 emplois, soit le quart de l’effectif, chez Postes Canada à Québec.

Le STTP a traité cette décision de Postes Canada de démanteler le centre de tri de Québec de « déclaration de guerre » contre ses syndiqués. Deborah Bourque, présidente du STTP, s’est dite « outrée » par ce geste de l’employeur. « L’annonce de fermeture a été faite de façon sauvage, en pleines vacances d’été en plus! Même des ministres fédéraux n’étaient pas au courant! ». Elle a souligné que l’abolition des emplois amènerait nécessairement une détérioration de la qualité de service, tant pour les entreprises de la région que pour le public.

Il y avait le même son de cloche du côté de Henri Massé, le président de la FTQ, la plus grande centrale syndicale québécoise : « Il n’est absolument pas question pour nous de perdre 300 bons emplois syndiqués à Québec, surtout pas pour déménager des activités de Postes Canada de Québec à Montréal. Nous n’accepterons jamais cela », a-t-il déclaré.

Le FTQ et le STTP prévoient une campagne syndicale à trois volets :

— une pétition sera d’abord lancée afin de bien laisser savoir que le STTP n’a surtout pas l’intention d’abandonner la lutte. Elle sera portée sur tous les fronts et à tous les paliers;
— ils demanderont aux élus représentant la région de Québec à la Chambre des communes de faire pression auprès du ministre responsable de Postes Canada, M. John McCallum, afin qu’il annule ce projet de fermeture;
— des rencontres auront lieu avec des élus de l’Assemblée nationale et des élus locaux, de même qu’avec la Chambre de commerce de Québec et ses membres, et avec tous les groupes ayant un intérêt à préserver le service public et universel pour les inviter à être solidaires et à exiger de Postes Canada qu’elle conserve ces emplois à Québec.

Henri Massé a averti Postes Canada que l’employeur se dirige vers un affrontement avec l’ensemble du mouvement syndical national : « La FTQ et son syndicat affilié, le STTP, vont tout mettre en oeuvre pour empêcher la fermeture du centre de tri. Nous allons faire campagne énergiquement auprès de toutes les instances politiques et socio-économiques concernées. Le Conseil régional de la FTQ à Québec va participer très activement à cette campagne, avec nos syndicats affiliés dans la région. La pétition doit être signée par des milliers de personnes. Quant à moi, j’ai déjà fait quelques appels à des hommes politiques et je vais en faire encore d’autres. Nous allons tous mettre l’épaule à la roue pour gagner cette bataille. »

« Nous sommes à la hauteur de ce défi – c’est une lutte qui concerne l’ensemble de la population, qui concerne le maintien des services publics. C’est une lutte politique que nous allons mener jusqu’au bout et que nous allons gagner », affirme Deborah Bourque.

Participaient aussi à la conférence de presse : MM. Pierre Bernier, directeur national du STTP au Québec et vice-président de la FTQ; Denis Lemelin, vice-président canadien du STTP; Bernard Bruyère, président de la section locale du STTP à Québec et Claude Maltais, président du Conseil régional FTQ de Québec et Chaudière–Appalaches.

Le STTP représente plus de 50 000 employés de Postes Canada. La FTQ représente plus d’un demi-milllion de membres.

Source

  • FTQ
  • http://ftq.qc.ca

Renseignements

  • Louis Fournier
  • lfournier@ftq.qc.ca