BUDGET LANDRY : LA FTQ DIT OUI À UNE BAISSE DES IMPÔTS, MAIS LA PRIORITÉ EST DE RÉINVESTIR DANS LA SANTÉ, L'ÉDUCATION ET L'EMPLOI

Montréal, 6 mars 2000 - À la suite de leur rencontre avec le ministre des Finances Bernard Landry, dans le cadre des consultations pré-budgétaires du gouvernement du Québec, le président de la FTQ, M. Henri Massé, et le secrétaire général, M. René Roy, ont émis ce matin la déclaration suivante :

« Nous savons maintenant que, pour son prochain budget, M. Landry dispose d’une marge de manœuvre beaucoup plus grande que prévu. Nous sommes d’accord avec une réduction de l’impôt des particuliers, mais la priorité doit d’abord aller à des réinvestissements majeurs dans la santé, dans l’éducation et dans un programme de renouvellement des infrastructures qui créera aussi de nombreux emplois.

« Pour la FTQ, la toute première mesure d’allégement fiscal que doit annoncer M. Landry est l’indexation complète des tables d’imposition. La non-indexation est une hausse d’impôt déguisée, en cachette. Elle heurte particulièrement les petits salariés et les contribuables de la classe moyenne. Pour une majorité des membres de la FTQ dont le revenu annuel familial varie entre 20 000 et 50 000 dollars, il s’agit là d’une forte ponction sur leur revenu disponible.

« Quant aux réductions d’impôt, elles doivent d’abord profiter aux petits salariés et aux familles. Un des scénarios soumis par le ministre, et que la FTQ favorise en bonne partie, est d’élever les seuils d’imposition nulle de sorte que 72 500 contribuables additionnels, dont 37 500 familles, soient exemptés de tout impôt. Ce scénario favorise en outre les familles pour qui l’aide totale s’élève à 90 millions de dollars. Par contre, comme il y aura des surplus considérables, la FTQ s’oppose fermement à l’augmentation du taux de la TVQ prévue dans ce scénario.

Les priorités : santé, éducation, emploi

« Un réinvestissement substantiel s’impose dans le réseau de la santé et des services sociaux où l’on doit embaucher le personnel nécessaire, investir dans les infrastructures et les équipements technologiques, et améliorer les conditions de travail du personnel. Dans l’éducation, le gouvernement doit d’abord respecter les engagements qu’il a pris lors du Sommet de la jeunesse. Il doit notamment investir dans des mesures de soutien aux étudiants des milieux défavorisés.

« Enfin, Québec doit stimuler la création d’emplois grâce notamment à un vigoureux programme d’investissements dans le renouvellement des infrastructures collectives : routes, aqueducs, égouts, hôpitaux, écoles, équipements touristiques, avec un programme d’entretien permanent. Le dernier budget fédéral a fait un bon pas dans cette direction et Québec doit suivre. Un dollar investi directement dans l’économie est plus productif qu’une réduction d’impôt. »

La FTQ, la plus grande centrale syndicale québécoise, représente près d’un demi- million de membres.

Source

  • FTQ
  • http://www.ftq.qc.ca

Renseignements

  • Louis Fournier
  • lfournier@ftq.qc.ca