« Bravo à toutes celles qui osent défoncer les portes des châteaux forts masculins. » — Louise Mercier, vice-présidente de la FTQ

Gala national du concours Chapeau, les filles !

Québec, le 9 juin 2014. – La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) est vraiment fière de contribuer à nouveau aux prix remis dans le cadre du concours Chapeau, les filles !

Pour la vice-présidente de la FTQ, Louise Mercier : « Une initiative comme celle-là, qui encourage les femmes à se tourner vers une profession ou un métier traditionnellement masculin, n’est pas monnaie courante. Cette année, la FTQ offre trois prix Équité de 2 000 $ chacun pour la formation professionnelle, qui seront remis à des femmes qui ont connu la précarité d’emploi et qui ont décidé de défoncer les portes des châteaux forts masculins. »

La FTQ offre également en commandite annuelle une somme de 5 000 $ afin de soutenir la promotion du concours partout au Québec, dans les écoles, les collèges et les universités. Cette année, 13 cérémonies régionales ont eu lieu à travers le Québec, précédant le Gala national qui aura lieu aujourd’hui à l’Assemblée nationale.

Les lauréates à l’honneur

« Rien ne vaut la réalisation de rêves. Je félicite les lauréates et salue leur détermination, dit Louise Mercier. Elles ont osé sortir des sentiers battus, elles donnent l’exemple à d’autres et font avancer la société. Quant aux emplois traditionnellement féminins, il faut continuer à tout faire pour les valoriser, pour améliorer les conditions de travail et les salaires, et pour y accroitre la syndicalisation. »

Le secrétaire général de la FTQ, Serge Cadieux, responsable politique du dossier, souligne que sur la cinquantaine de programmes qui présentent les meilleures perspectives d’avenir, 33 sont majoritairement masculins. « Malheureusement, trop peu de femmes s’y inscrivent, et seulement 7 % des personnes qui participent au Programme d’apprentissage en milieu de travail sont des femmes.

« Il nous reste donc beaucoup de travail à abattre si l’on veut arriver, un jour, à instaurer la pleine égalité économique entre les femmes et les hommes. L’histoire syndicale montre que les grands acquis sociaux ont été obtenus à force de luttes et de solidarité. L’atteinte de l’égalité homme-femme, j’en suis certain, s’inscrira un jour dans cette histoire. »

Les femmes de la FTQ

Le tiers des membres de la FTQ sont des femmes. Ce sont plus 200 000 personnes qui se retrouvent dans l’ensemble des secteurs d’activités économiques et un nombre grandissant d’entre elles occupent maintenant des emplois traditionnellement masculins, que ce soit dans l’aérospatiale, la construction, la métallurgie, les cols bleus municipaux ou le transport.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale au Québec, représente plus de 600 000 travailleurs et travailleuses.