Bombardier aéronautique : après une semaine de grève, le moral est bon

Montréal, lundi 22 avril 2002 – Quelque 220 délégués et responsables des lignes de piquetage de la section locale 712 de l’Association internationale des machinistes et travailleurs de l’aérospatiale (AIMTA-FTQ) chez Bombardier aéronautique, de Mirabel, Saint-Laurent et Dorval se sont réunis ce matin pour faire le point en ce début de deuxième semaine de grève.

Tentatives de désinformation
« Le moral des grévistes est très bon sur les lignes de piquetage, même après une semaine de grève, malgré les tentatives de désinformation de la compagnie qui allègue, par exemple, qu’il y aurait eu une entente de principe avant le vote en assemblée générale.

« Nous avons mis en place un système de communication efficace pour notamment démentir ce type de rumeurs et donner l’heure juste à nos membres. Bombardier serait mieux avisé de revenir à la table de négociation plutôt que de s’engager dans une logique de désinformation et même de provocation comme ça nous a été rapporté par certains délégués ce matin », a déclaré Michel Lauzon, président de la section locale 712 de l’AIMTA-FTQ.

Appui non équivoque de la FTQ
Les délégués ont également reçu un message d’appui non équivoque de la part du président de la FTQ qui a assuré les grévistes de son support total et de celui de la FTQ. La FTQ a par ailleurs dégagé des ressources en organisation et en communication pour assister la direction syndicale et les délégués dans ce conflit.

« La première semaine en a été une de rodage et d’organisation. Nous sommes maintenant fin prêts à nous battre jusqu’au bout pour obtenir une convention collective décente, objectif que seules la solidarité et l’unité de nos membres nous permettront d’atteindre », a conclu M. Lauzon.

Rappelons que le débrayage a été voté à 91,5 % lors d’une assemblée générale le samedi 13 avril au Stade olympique, après que les syndiqués eurent rejeté les dernières offres patronales à plus de 60 %. Une première grève de 24 heures avait eu lieu le 1er avril.

Le contrat de travail est échu depuis le 30 novembre. Les syndiqués demandent notamment un contrat de trois ans avec des hausses de salaire de 5 % par année. Ils veulent également que l’âge de la retraite soit abaissé de 60 à 58 ans sans pénalité. La question des congés et des vacances est aussi en litige.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale québécoise, représente plus d’un demi-million de membres.

Source

  • AIMTA 712 – FTQ
  • http://ftq.qc.ca

Renseignements

  • Louis Cauchy
  • lcauchy@ftq.qc.ca