« Avec la hausse des tarifs de garde en milieu scolaire, assisterons-nous au retour des enfants la clé au cou? » –– Suzanne Amiot, vice-présidente de la FTQ

Montréal, le 5 février 2004 – « Le gouvernement doit surseoir à son intention de hausser le tarif des services de garde en milieu scolaire et reconnaître cette ressource comme indispensable aux familles et aux enfants, une ressource qui se situe dans la continuité de la mission éducative de l’école pour quelque 200 000 enfants », a déclaré Mme Suzanne Amiot, vice-présidente de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), à l’occasion du dépôt au premier ministre Jean Charest d’une pétition de 25 000 signatures contre la hausse de quelque 40 % des tarifs.

La FTQ s’associe à l’Association des services de garde en milieu scolaire du Québec qui a piloté cette opération pétition contre la hausse des tarifs.

Une économie sur le dos des enfants et des parents

« L’Association des services de garde en milieu scolaire du Québec a accompli un travail de sensibilisation et de cueillette de signatures formidable auprès des parents et des intervenantes, malgré les embûches rencontrées auprès des directions d’établissements.

« Le gouvernement doit prendre dès maintenant la mesure de l’insatisfaction, sinon de la colère, de milliers de parents et de travailleuses face à cette économie sur le dos des enfants et des parents », a ajouté la dirigeante syndicale.

Des parents assaillis par une multitude de hausses de tarifs

« De nombreux bénéficiaires des quelque 1 400 services de garde en milieu scolaire, nos membres, nous ont fait part de leur désarroi devant la décision gouvernementale.

« Assisterons-nous au retour des enfants avec la clé de la maison au cou alors que leurs parents sont assaillis par une multitude de hausses de tarifs (transport, électricité, etc.) qui grèvent leur budget? », a questionné Mme Amiot.

D’autant plus que le développement des services de garde en milieu scolaire est un élément important de la conciliation travail et famille, à preuve l’augmentation importante de la clientèle de ces services qui en témoigne.

Des façons plus imaginatives pour boucler le budget du Québec

« Pour récupérer un maigre 66 millions de dollars, ce qui représente une infime part des profits ou dividendes que génèrent les casinos, la Société des alcools ou Hydro-Québec, le gouvernement Charest devra vivre avec la possibilité que des milliers d’enfants soient privés d’un milieu favorable à leur développement.

« Dans son soudain regain de passion pour les plus démunis, le ministre Séguin devrait méditer sur cette question à l’occasion de ses consultations prébudgétaires. Il doit y avoir des façons plus imaginatives pour boucler le budget du Québec », a conclu la vice-présidente de la FTQ.

La FTQ, avec plus de un demi-million de membres dont plusieurs milliers dans les services de garde en milieu scolaire répartis sur tout le territoire du Québec, est la plus grande centrale syndicale au Québec.

Source

  • ftq
  • http://ftq.qc.ca

Renseignements

  • Louis Cauchy
  • lcauchy@ftq.qc.ca