ASSURANCE-EMPLOI : « QUELQUES GAINS MAIS SURTOUT UNE GRANDE DÉCEPTION » - René Roy, secrétaire général de la FTQ

Montréal, 28 septembre 2000 - À la suite du dépôt du projet de loi modifiant la Loi de l’assurance-emploi, le secrétaire général de la FTQ, M. René Roy, a émis la déclaration suivante :

« Le gouvernement fédéral a présenté aujourd’hui quelques améliorations à la loi qui vont dans le sens de ce que réclamait la FTQ et qui corrigent des accrocs qu’il avait lui-même faits à la loi. C’est le cas pour la règle d’intensité qui sera abolie, pour la clause de récupération à 48 000 dollars qui sera bien accueillie notamment dans le secteur du bâtiment et, enfin, il y a une amélioration des règles d’admissibilité pour les salariés qui ont pris des congés de maternité ou des congés parentaux. Ce sont là des améliorations qu’il faut saluer car nous les avions demandées.

« Ce projet ne s’attaque toutefois pas aux vrais problèmes et c’est pour nous une grande déception. Le gouvernement fédéral ne met pas fin au vol de la caisse de l’assurance-emploi dont les surplus sont faramineux. Il ne rétablit pas un régime équitable pour la majorité des cotisants. Les femmes, les jeunes et les travailleurs saisonniers sont encore défavorisés. Bien qu’il y ait aujourd’hui plus de 30 milliards de surplus dans la caisse, plus de 50 % des sans-emploi ne peuvent bénéficier de prestations alors qu’il y a dix ans le régime protégeait plus de 95 % des sans-emploi.

« Le fédéral n’a pas assoupli les normes d’admissibilité. Il ne réduit pas le nombre d’heures requis pour se qualifier aux prestations et ne bonifie pas ces prestations. Les travailleurs saisonniers n’ont toujours pas de statut particulier inclus dans le régime. Rien non plus pour faciliter l’accès du régime aux femmes, surtout pour les prestations spéciales telles que le congé de maternité. Rien pour éliminer la discrimination envers les jeunes dont le seuil d’admissibilité devrait être le même que pour les autres salariés.

« Bref, malgré des gains partiels, le projet sent l’électoralisme à plein nez et ne modifie pas vraiment un régime que nous dénonçons depuis belle lurette. »

La FTQ, la plus grande centrale syndicale québécoise, représente près d’un demi-million de membres.

Source

  • FTQ
  • http://www.ftq.qc.ca

Renseignements

  • Louis Fournier
  • lfournier@ftq.qc.ca