« Après six ans, je pars avec le sentiment du devoir accompli. J’ai confiance en la relève, elle saura faire face aux nouveaux défis. » — Michel Arsenault président de la FTQ

Le président de la FTQ annonce qu’il ne demandera pas de renouvellement de mandat

Montréal, le 4 novembre 2013. − Le président de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), Michel Arsenault, annonce qu’il ne demandera pas de renouvellement de mandat lors du congrès de la centrale à la fin novembre.

« J’ai servi la FTQ et le Fonds de solidarité FTQ au mieux de mes connaissances. Je suis fier de ces deux organisations, des talents, des compétences et de l’intégrité de leur personnel, ainsi que de la détermination inusable des militants et des militantes de nos syndicats affiliés », déclare Michel Arsenault.

Michel Arsenault a été élu président de la FTQ pour un premier mandat en 2007 pour être réélu au congrès de 2010. Avant d’être à la FTQ, Michel Arsenault a été directeur québécois du syndicat des Métallos, où il a assumé diverses responsabilités à compter de 1974. Originaire de Murdochville en Gaspésie où il a été électricien dans l’industrie minière, avant d’être représentant syndical, il a coordonné plusieurs négociations dans le secteur minier et de la sidérurgie.

Durant les six années de son mandat, les nouveaux travailleurs et les nouvelles travailleuses qui ont décidé de se syndiquer ont choisi à plus de 65 % d’être représentés par l’un des syndicats affiliés à la FTQ.

Au Fonds de solidarité FTQ, le nombre d’actionnaires n’a cessé de croître, de même que le nombre d’emplois créés ou maintenus, sans parler du niveau des actifs et de la valeur de l’action sans cesse à la hausse.

Un bon bilan

Michel Arsenault est intervenu dans plusieurs dossiers de négociations en défendant rigoureusement les intérêts des travailleurs et des travailleuses. Sans s’y limiter, mentionnons la dernière ronde de négociations dans les secteurs public et parapublic, où il a été à l’initiative d’un pacte historique de non-maraudage. Pensons également à son intervention dans le conflit du Journal du Québec qui a mené, dans un premier temps, au règlement du lock-out, puis, dans un deuxième temps, au règlement de la poursuite de Videotron contre le SCFP.

Dès son arrivée à la FTQ, il s’est obstiné à promouvoir la qualité des services publics au Québec, dont la santé, l’éducation et les services gouvernementaux, et à critiquer vivement toutes les tentatives de privatisation. Durant le printemps érable, il a revendiqué haut et fort l’accès universel et gratuit à l’éducation à tous les niveaux. À chaque occasion, il a mis de l’avant la nécessité de bonifier les régimes publics de retraite, dont le Régime de rentes du Québec, pour l’ensemble de la population du Québec. Il a également soutenu activement ceux et celles dont les régimes complémentaires de retraite étaient menacés.

Il faut également souligner sa contribution à l’adoption d’un code d’éthique à la FTQ et à l’amélioration continue de la gouvernance du Fonds de solidarité FTQ.

Travaillant pour l’union serrée de l’ensemble des syndicats de la FTQ, il n’a pas hésité à faire le nécessaire pour remettre sur un seul rail les syndicats affiliés à la FTQ-Construction.

Le dénouement des conflits et la recherche de solutions lors de grandes négociations marquent aussi son passage, que ce soit dans le secteur de la foresterie, dans celui des mines, des manufactures, du commerce, de la culture ou des organismes publics.

Préoccupé par l’économie mondiale et les politiques des grands pays autant que de la précarité qu’ils suscitent, Michel Arsenault s’est battu pour l’amélioration des conditions de travail des travailleuses domestiques et des travailleurs agricoles.

La défense des conditions de travail, pour Michel Arsenault, ne s’est pas limitée aux seuls intérêts des membres. Chaque fois, comme cela a été et est toujours le cas pour le développement du Nord, il a exigé le respect des communautés et de leur environnement, et a demandé que les rentrées fiscales et les retombées économiques profitent à l’ensemble de la population.

Droiture et loyauté

« Je ne peux refaire le passé. Cependant, je peux affirmer haut et fort que j’ai toujours servi les travailleurs et travailleuses du Québec avec droiture et loyauté. La relève est prête : je quitte donc la FTQ et le Fonds de solidarité l’esprit en paix », conclut le président de la FTQ, Michel Arsenault.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale au Québec, représente plus de 600 000 travailleurs et travailleuses.