Après le scandale des commandites, celui de la caisse de l'assurance-emploi

Montréal, 19 octobre 2005 – À l’issue d’une séance d’information et de « consultation » sur le taux de cotisation à l’assurance-emploi, les représentants des centrales syndicales du Québec, la FTQ, la CSN, la CSQ et la CSD sont estomaqués de constater que le gouvernement fédéral, qui ne contribue plus à la caisse d’assurance-emploi depuis 1990, agit comme si le surplus de près de 50 milliards de dollars n’avait jamais existé en se préparant à le faire disparaître.

En effet, le gouvernement fédéral a amendé la loi sur l’assurance-emploi en juin dernier pour changer la méthode de fixation du taux de cotisation afin ne plus tenir compte du surplus accumulé à la caisse. Le gouvernement Martin tente ainsi de se mettre à l’abri des critiques sur l’utilisation du surplus à d’autres fins que celles du régime. Pour les centrales, il ne s’agit de rien d’autre que d’un détournement de fonds sous l’apparence de la légalité.

Plus scandaleux encore, Ottawa refuse de bonifier le programme afin de permettre à davantage de sans-emploi de retirer leur dû, soit leur allocation de chômage. Ce geste relève de l’irresponsabilité alors que pour leur part, les représentants des travailleurs demandent à ce que le taux de cotisation soit maintenu ou révisé à la hausse si besoin était.

Rappelons que les centrales syndicales du Québec, tout comme le comité permanent des communes formé de députés de tous les partis, recommandent entre autres : d’améliorer l’accessibilité au régime, d’allonger la durée des prestations et de hausser le taux de remplacement du revenu.

Les représentants des centrales ont été unanimes à rejeter la baisse du taux envisagé parce que pour la FTQ, la CSN, la CSQ et la CSD ce n’est qu’en bonifiant le régime que les travailleurs et travailleuses pourront retrouver un véritable régime d’assurance qui les couvre en cas de perte de leur emploi, une situation dont ils ne sont au demeurant aucunement responsables.

Face à l’incompréhension du gouvernement de Paul Martin et de ses ministres, l’assurance-emploi sera l’un des enjeux de la prochaine élection si jamais les libéraux fédéraux refusent de bonifier le programme d’assurance-emploi.

Source

  • FTQ, CSN, CSQ, CSD

Renseignements

  • Jean Laverdière
  • jlaverdiere@ftq.qc.ca