8 300 membres de la FTQ en grève ou en lock-out dans dix entreprises – Conflits en vue dans d'autres compagnies

Le 19 avril 2002 – Près de 8 300 membres de la FTQ sont actuellement en grève ou en lock-out dans dix entreprises au Québec, annonce le secrétaire général de la centrale, M. René Roy.

Des conflits sont par ailleurs en vue dans d’autres entreprises où les négociations sont difficiles pour les syndicats de la FTQ. C’est le cas chez Vidéotron, où près de 2 500 salariés pourraient débrayer à compter du 6 mai. C’est aussi le cas chez le fabricant de cuisinières Électrolux à L’Assomption, où 1 000 salariés ont pris un vote de grève, et à la Banque Laurentienne (2 000 salariés), la seule banque syndiquée au Canada.

Bombardier Aéronautique

Le conflit le plus important actuellement implique quelque 7 500 salariés de Bombardier Aéronautique, en grève depuis le lundi 15 avril dans les usines du troisième avionneur civil mondial à Saint-Laurent, Dorval et Mirabel. Les grévistes sont membres de la section locale 712 de l’Association internationale des machinistes et des travailleurs de l’aérospatiale (AIMTA). Les négociations n’ont pas repris entre les parties. Les principaux points en litige sont les salaires et le régime de retraite.

Le deuxième conflit en importance numérique concerne près de 300 salariés de la compagnie Volailles Grenville, située à Grenville dans l’Outaouais. Les grévistes, membres des TCA, ont cessé le travail depuis le 8 avril.

Par ailleurs, 118 membres du Syndicat des Métallos ont débrayé, le 10 avril, chez le fabricant de briques et de pavés Permacon (Old Castle) à Anjou à Montréal.

Conflits dans deux clubs de golf

Alors que la saison commence, deux conflits de travail sont en cours dans des clubs de golf. Au chic club Elmridge de l’Île Bizard à Montréal, 35 salariés de l’entretien sont en lock-out depuis le 8 mars. Ils sont membres de la section locale 501 des Travailleurs unis de l’alimentation et du commerce (TUAC). Au club de golf Saint-Laurent de l’Île d’Orléans, une cinquantaine de membres de l’Union des employés et employées de service sont en grève depuis le 30 avril 2001, soit depuis presque une année.

Dans la région de Québec également, au marché IGA Drapeau de Charlesbourg, 75 syndiqués, membres de la section locale 503 des TUAC, ont débrayé le 7 décembre.

Au Saguenay – Lac-Saint-Jean, un lock-out frappe depuis le 9 avril 45 salariés de la compagnie Les Bois J.L.Y. Joyal à Roberval. Ils sont membres du Syndicat des communications, de l’énergie et du papier (SCEP).

En Montérégie, à Saint-Ours-sur-Richelieu, un lock-out frappe depuis le 1er janvier 70 salariés de la fonderie Laperle, membres du Syndicat des Métallos.

Marine marchande

Une grève a été déclenchée le 1er décembre par 150 membres du Syndicat canadien des officiers de marine marchande au Québec et en Ontario. Ils affrontent quatre compagnies maritimes qui font du transport sur le Saint-Laurent et les Grands Lacs, dont la Canada Steamship Lines de Montréal, propriété en fidéicommis du ministre fédéral des Finances Paul Martin.

Enfin, un lock-out perdure depuis le 3 juin 1996 – soit depuis près de six ans – contre une douzaine de typographes du quotidien The Gazette à Montréal, membres du Syndicat des communications, de l’énergie et du papier (SCEP).

La FTQ, la plus grande centrale syndicale québécoise, représente plus d’un demi-million de membres.

Source

  • FTQ
  • http://ftq.qc.ca

Renseignements

  • Louis Fournier
  • lfournier@ftq.qc.ca