348 membres de la FTQ sont en grève ou en lock-out, dans sept entreprises

Montréal, le 8 août 2003 — 348 membres de syndicats affiliés à la FTQ sont actuellement en grève ou en lock-out, dans sept entreprises et institutions, annonce le secrétaire général de la centrale, M. René Roy. «Ce nombre est l’un des plus bas enregistrés à la FTQ depuis plusieurs années et l’on peut s’en féliciter. Cela indique que, dans la situation économique actuelle, nos syndicats arrivent à négocier de bons contrats de travail sans avoir à recourir à la grève ou à subir de lock-out», dit M. Roy

Deux conflits en Mauricie

C’est dans la région de la Mauricie que la FTQ compte le plus de membres en conflit à l’heure actuelle, soit 175. Au Cap-de-la-Madeleine, 120 salariés sont en grève chez le fabricant de jambons Les Aliments Déliham, une filiale du Groupe Brochu, depuis le 12 avril. Ils sont membres de la section locale 503 des Travailleurs et travailleuses unis de l’alimentation et du commerce (TUAC). Il n’y pas de négociations en cours.

À Louiseville, 55 salariés sont en lock-out chez Matériaux Cascades, depuis le 27 juin. Les négociations ont repris entre les parties. Les lock-outés sont membres du Syndicat des communications, de l’énergie et du papier (SCEP).

Un conflit à Québec

Dans la région de la Capitale nationale, 140 salariés du magasin Coop IGA de Sainte-Foy, membres des TUAC, sont en grève depuis le 18 avril.

Laurentides-Lanaudière

Des grèves sont en cours depuis le 11 mars dans les municipalités de Saint-Jean-de-Matha et de Sainte-Béatrix, où les 16 cols bleus et cols blancs sont représentés par le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP).

Montréal

Dans la métropole, un conflit perdure au Centre d’accès à l’information juridique du Palais de Justice de Montréal, où une douzaine de techniciens et commis ont débrayé le 19 février.

15 mois de lock-out en Abitibi

Enfin, le plus long conflit vécu actuellement par des membres de la FTQ a débuté il y a plus de quinze mois à Malartic : les cinq cols blancs de la ville, membres du SCFP, sont en lock-out depuis le 29 avril 2002.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale québécoise, représente plus d’un demi-million de membres.