Vidéotron : la FTQ condamne le recours aux briseurs de grève qui est à l'origine du vandalisme

Montréal, le 8 août 2002 - Le secrétaire général de la FTQ, M. René Roy, a fermement dénoncé aujourd’hui le recours à des briseurs de grève par la direction de Vidéotron, à l’origine du vandalisme marquant ce conflit de travail qui entre aujourd’hui dans son quatrième mois.

Non aux briseurs de grève

M. Roy déclare : «La direction de Vidéotron utilise sans vergogne les trous du Code fédéral du travail pour embaucher des briseurs de grève qui volent littéralement le gagne-pain de nos membres, ce qui envenime et fait perdurer le conflit. L’employeur ne pourrait absolument pas agir ainsi en vertu du Code du travail du Québec. C’est d’ailleurs pour éliminer la violence dans les conflits de travail que la FTQ et tout le mouvement syndical ont réclamé et finalement obtenu, il y a 25 ans, des dispositions anti-briseurs de grève dans le Code québécois du travail. La situation a par la suite changé radicalement pour le mieux.»

M. Roy ajoute : «Si la direction de Vidéotron ne comprend pas qu’elle jette de l’huile sur le feu, elle en portera la lourde responsabilité. C’est là un comportement irresponsable de la part d’une multinationale arrogante, Québecor, qui a décidé de jouer des gros bras aux dépens de son personnel syndiqué. Ce n’est pas de cette façon que nous parviendrons à un règlement honorable du conflit.»

Non au vandalisme

«Quant au vandalisme, dit M. Roy, la FTQ a toujours dénoncé ce genre d’action dans d’autres conflits de travail, si pénibles soient-ils, vécus par nos membres. Le recours à la violence, même s’il peut parfois s’expliquer, ne peut se justifier dans le type d’action syndicale responsable que la FTQ a choisi d’exercer. Nous avons des moyens démocratiques d’exprimer notre mécontentement, entre autres le droit de manifester et de recourir à la grève, au piquetage et à d’autres moyens de pression légaux. La FTQ demande donc instamment à ses membres chez Vidéotron de ne pas recourir au vandalisme et de ne pas pénaliser la clientèle.»

M. Roy conclut : «La FTQ est une centrale dont la crédibilité est bien établie et qui a su gagner le respect de ses membres, des employeurs, des gouvernements et de la population. Nous avons prouvé par maintes initiatives, notamment avec notre Fonds de solidarité, que nous savons nous adapter au changement et pratiquer un syndicalisme moderne et responsable qui bénéficie non seulement à nos membres mais à l’ensemble de la population. Voilà pourquoi les salariés nous font confiance et ont fait de la FTQ, et de loin, la plus importante centrale syndicale au Québec.»

Les 2 200 salariés de Vidéotron, en lock-out depuis le 8 mai dernier, sont membres du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), le plus grand syndicat affilié à la FTQ.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale québécoise, représente plus d’un demi-million de membres.