Vers un syndicalisme sans frontières

La construction d’un monde sans frontières est une nécessité. Nécessaire pour que ce monde soit plus juste, plus équitable, plus sécuritaire. Le mouvement syndical doit être partie de cette construction au nom de ses objectifs fondamentaux. La thématique du 26e Congrès de la FTQ, Vers un syndicalisme sans frontières, propose donc une réflexion sur une définition plus globale de nos objectifs et sur le développement de nouveaux moyens d’action.

Cette réflexion est d’autant plus pertinente que des changements importants s’opèrent maintenant avec des effets quasi instantanés dans toutes les parties du monde. Mondialisation, libéralisation, déréglementation, et autres ions du même acabit sont des forces suffisamment importantes pour remodeler nos milieux de travail, nos milieux de vie, nos sociétés. L’interdépendance des économies entraîne aussi une interdépendance au niveau social. Ce qui doit nous pousser à une analyse de nos propres actions et interdépendances syndicales.

Dans tous les pays du monde, il y a longtemps que le mouvement syndical a compris qu’il faut dépasser les frontières du seul milieu de travail en se regroupant en syndicats sectoriels mais aussi en faisant des alliances sur une base régionale (les conseils régionaux) et nationale (la FTQ pour le Québec et le CTC pour le Canada). Il y a longtemps aussi que les syndicats ont adopté une vision internationaliste du monde. Mais ce n’est que très récemment que nous avons commencé à reconnaître la nécessité de développer une véritable action internationale en dépassant nos frontières nationales. Déjà nos syndicats expérimentent dans divers lieux, dans différents secteurs. Et c’est à partir de leurs expériences et de celles de syndicalistes d’ailleurs, d’Europe et d’Amérique du Sud notamment, que nous pourrons identifier les défis qu’il faut relever pour parcourir le chemin vers un syndicalisme sans frontières.