Une première dans les universités au Québec : contrat de travail pour les 2 000 étudiants employés à l'UQAM

Exécutif du syndicat

Exécutif du syndicat

Montréal, le 15 avril 2005 – Réunis en assemblée générale ce midi, les membres du Syndicat des étudiantes et étudiants employés de l’Université du Québec à Montréal (UQAM), affilié à la FTQ, ont accepté avec enthousiasme leur première convention collective, conclue après quatre mois de négociations intensives. Ce syndicat de 2 000 membres regroupe les assistants d’enseignement et de recherche. Premier du genre au Québec, il est rattaché à l’Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC).

Les jeunes syndiqués se distinguent par la nature atypique de leur travail : contractuel, à temps partiel, horaires éclatés, etc. « C’est une grande victoire d’avoir réussi à négocier des avantages sociaux pour les travailleuses et travailleurs précaires. Ces avantages, comme des congés de maternité, des assurances et des vacances, sont habituellement réservés aux travailleurs réguliers à temps plein », affirme Isabelle Renaud, présidente du syndicat.

Du point de vue salarial, le SÉtuE a obtenu un important rattrapage qui bénéficiera à l’ensemble de ses membres. Mathieu Dumont, conseiller syndical à l’AFPC, déclare qu’ « avec une augmentation de 55 % de la masse salariale globale sur trois ans, la rémunération des étudiant-s employés de l’UQAM constituera à terme une référence dans les universités francophones ».

En apportant son appui à la négociation collective, l’AFPC a gagné son pari. « Le SÉtuE est à la fois un investissent social, et un agent de changement pour le mouvement syndical », souligne Jérôme Turcq, dirigeant de l’AFPC-Québec et vice-président de la FTQ.

Le SÉtuE est membre de l’Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC), un syndicat affilié à la FTQ. L’Alliance regroupe 185 000 membres au Canada dont plus de 5 000 dans le secteur universitaire.