Une nouvelle manifestation - Écœurement général dans la santé

Une des manifestantes, rue Saint-Denis, à Montréal. <br> <br>Photo André Périard <br>

Une des manifestantes, rue Saint-Denis, à Montréal.

Photo André Périard

À Montréal, une centaine d’employés du secteur de la santé ont manifesté vers les 17 heures devant l’édifice de l’ancienne Régie régionale, situé au 3725 rue Saint-Denis. Par ce geste, les syndiqués ont voulu interpeller directement les membres du Conseil d’administration de l’Agence de développement de réseaux locaux de services de santé et de services sociaux.

Les syndiqués dénoncent la loi 25 qui prévoit la fusion de plusieurs établissements et refusent de jouer le jeu. «On ne choisira pas la corde avec laquelle on veut nous pendre», lance Serge Lalonde, vice-président du CPAS (Conseil provincial des affaires sociales). Pour le SCFP, les différents scénarios mènent tous au démantèlement du réseau actuel, à la privatisation et à la fin de la mission sociale, communautaire et préventive des CLSC. On craint, entre autres, que les intérêts des CLSC et des CHSLD soient désormais assujettis aux exigences des hôpitaux.

D’autre part, les uns après les autres, d’ici au 11 mars, les syndicats SCFP du secteur de la santé tiennent des assemblées afin d’obtenir des mandats de grève. Par exemple, au CHUL à Québec, les membres du SCFP ont voté à 77 % en faveur d’une grève de 24 à 48 heures sans services essentiels. En marge de ce vote, le président du syndicat, Carl Dubé, a rappelé que son monde était «vraiment écoeuré». Au même moment où les syndiqués votaient la grève au CHUL, on apprenait que les cadres intermédiaires du même établissement profiteraient d’un reclassement salarial. Cette coûtera environ 413,000$ par année jusqu’en 2006-2007.

Le SCFP représente quelque 20 000 membres dans la santé et les services sociaux au Québec, soit environ la moitié des membres FTQ de ce secteur.

D’autres photos sur le site du SCFP : scfp.qc.ca