Un rapport très étoffé

Hier après-midi, le secrétaire général a présenté son rapport, un document plus que substantiel qui, en 95 pages et six annexes, retrace l’essentiel des dossiers ayant retenu l’attention de la FTQ ces dernières années. Il a aussi soumis les états financiers de la centrale.

D’entrée de jeu, René Roy a mentionné que la FTQ a poursuivi sa progression depuis le congrès de 1998. Grâce aux efforts de syndicalisation déployés par la centrale et ses affiliés dans les trois dernières années, un gain net d’environ 20 000 membres cotisants a été réalisé. L’arrivée de ces nouveaux membres a permis d’augmenter les revenus d’environ un million de dollars, mais les dépenses ont suivi la même courbe en raison de la modernisation des équipements informatiques, des efforts consacrés à
la syndicalisation et de l’embauche de personnel.

S’adapter aux changements
Le rapport du secrétaire général illustre aussi l’extraordinaire capacité d’adaptation de la FTQ aux changements qui affectent notre société, tout comme sa force comme organisation syndicale à provoquer ou à influencer ces changements. À cet égard, René Roy a rappelé plusieurs moments forts des dernières années : nos interventions pour l’atteinte de l’équité salariale, la réforme du Code du travail, le développement de l’emploi, notre engagement au Sommet des peuples et dans la Marche mondiale des femmes, les efforts déployés auprès des jeunes, dans la francisation des milieux de travail et la formation des membres.

Solidarité internationale
Enfin, la dernière partie du rapport évoque le rôle sociopolitique de la FTQ. Entre autres, on y rappelle que le colloque de l’UQAM sur la FTQ, tenu le printemps dernier, a fait ressortir deux choses : d’abord que la FTQ a été la centrale la plus représentative de l’évolution du syndicalisme et de la société québécoise; et qu’aujourd’hui, elle reste la seule à avoir noué des liens étroits avec les syndicats canadiens et nord-américains, en cette époque où la solidarité internationale apparaît plus essentielle que jamais au mouvement ouvrier.