« Un projet d’ensemble ambitieux, mais des mesures insuffisantes. » — Daniel Boyer, secrétaire général de la FTQ

Politique de solidarité sociale

Montréal, le 30 octobre 2013. – Par la voix de son secrétaire général, Daniel Boyer, la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) salue la politique de solidarité sociale annoncée aujourd’hui par la première ministre du Québec, Pauline Marois.

« Personne ne peut être contre les orientations données à la politique à l’endroit des plus démunis et des organismes qui les soutiennent en vue de leur fournir un meilleur avenir. Mais, en pratique, le tout petit pas accompli dans l’accroissement de l’aide sociale pour les personnes seules ne pourra en définitive les soulager efficacement.

« Nous avons hâte de voir quelles mesures seront mises en place pour favoriser l’intégration des personnes immigrantes. Cela fait des années qu’à la FTQ nous nous battons pour favoriser leur francisation et leur intégration en emploi. De la même manière, cela fait des années que nous revendiquons la couverture des travailleuses domestiques en ce qui concerne leur santé et leur sécurité au travail. Nous pensons également à ceux et celles qui ont des emplois saisonniers ou qui sont embauchés par des agences de placement. »

La FTQ prendra le temps d’étudier plus à fond la politique de solidarité sociale. À première vue, la centrale syndicale trouve le projet fort ambitieux et souhaite qu’il constitue une véritable assise pour construire un avenir meilleur.

« C’est intéressant de voir que l’on se préoccupe de prévention en santé, d’éducation aux adultes, de l’itinérance, du suivi au rapport D’Amours, de l’existence de mutuelle en assurances collectives ou de prévention des accidents de travail : pour nous, ces préoccupations doivent être au cœur de l’intervention gouvernementale », a conclu Daniel Boyer.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale au Québec, représente plus de 600 000 travailleurs et travailleuses.