Un plan d'action FTQ contre les «ateliers de misère»

Nous savons que les ateliers de misère existent dans les pays pauvres mais il s'en trouve aussi chez nous qu'il faut enrayer. <br><i>Archives CISL

Nous savons que les ateliers de misère existent dans les pays pauvres mais il s'en trouve aussi chez nous qu'il faut enrayer.
Archives CISL

Au dernier congrès de la FTQ, la résolution no 88 a été adoptée pour que la centrale traite le dossier des «ateliers de misère» parmi ses priorités et appuie toute campagne entreprise au Québec pour les éliminer. Fin janvier,
la FTQ a organisé un mini-colloque sur ce fléau, en collaboration avec le Syndicat du vêtement, textile et autres industries (SVTI), pour mettre au point un plan d’action.

Le colloque a réuni une cinquantaine de personnes provenant notamment de différents syndicats de la FTQ, du Fonds de solidarité FTQ et du Congrès du travail du Canada. En fait, plus de vingt-cinq organismes, dont des associations étudiantes, le Centre international de solidarité ouvrière, Oxfam-Québec et Amnistie internationale ont participé au colloque de la FTQ.

Le secrétaire général, René Roy, et le vice-président de la FTQ, John Alleruzo, ont lancé les travaux de réflexion du colloque dont les objectifs étaient :

  • combattre la surexploitation qui se répand dans les «ateliers de misère» autant chez nous que dans les pays pauvres;
  • renforcer le réseau de solidarité avec les travailleurs et travailleuses du secteur de la confection de vêtements dans leur lutte contre ce fléau;
  • discuter d’un plan de campagne pour le Québec;
  • envisager la mise en place d’une coalition québécoise pour mener à bien la campagne.

  • Un consensus autour de l’action
    L’événement a été une réussite sur toute la ligne. La nécessité d’agir concrètement pour civiliser les conditions de travail dans les ateliers de misère a fait consensus. Chaque organisation préparera son propre plan d’action. Le moyen retenu : intervenir auprès des organisations privées et publiques qui achètent des uniformes pour leurs employés ou les étudiants et les inciter à adopter une politique visant à combattre l’exploitation, c’est-à-dire :

  • en respectant la législation du travail dans le pays où les produits sont fabriqués;
  • en respectant les normes internationales du travail reconnues par l’Organisation Internationale du travail (OIT).

  • Les membres du comité Solidarité internationale de la FTQ ont déjà organisé certaines actions dans leur syndicat respectif visant à faire adopter des codes de conduite par des employeurs lors de l’achat d’uniformes.

    La FTQ a mis sur pied un comité restreint qui verra à mettre en marche un plan d’action accompagné d’outils au cours du printemps. Pour plus d’information, vous pouvez communiquer avec les conseillers Gilles Paquette et André Leclerc au (514) 383-8000.