Un nouveau comité ad hoc - La FTQ fait sa part pour l'intégration des personnes immigrantes au marché du travail

Sur la photo du haut: Jacques Petronzio est un membre du STTP-FTQ à la retraite. Il est formateur bénévole au Conseil régional FTQ Montréal métropolitain auprès des personnes immigrantes. <br><br> À gauche: Housni Rachida est arrivée de son Maroc natal il y a deux ans. Diplômée en bureautique, elle n’a toujours pas réussi à trouver du travail. Elle et sa famille en souffrent, dit-elle. Pas seulement économiquement mais moralement. «Je veux être productive et utile. Je ne veux pas perdre mes acquis.»  Elle a offert ses services comme bénévole au CARI. <br><br> À droite: Ici depuis janvier 2002, Jaoui Abdelhak, d’origine marocaine, a étudié aux États-Unis et visité le Québec à plusieurs reprises avant de s’installer. Muni d’une maîtrise en administration des affaires et déjà bien imprégné de la culture nord-américaine, il semble confiant de refaire sa vie chez nous.

Sur la photo du haut: Jacques Petronzio est un membre du STTP-FTQ à la retraite. Il est formateur bénévole au Conseil régional FTQ Montréal métropolitain auprès des personnes immigrantes.

À gauche: Housni Rachida est arrivée de son Maroc natal il y a deux ans. Diplômée en bureautique, elle n’a toujours pas réussi à trouver du travail. Elle et sa famille en souffrent, dit-elle. Pas seulement économiquement mais moralement. «Je veux être productive et utile. Je ne veux pas perdre mes acquis.» Elle a offert ses services comme bénévole au CARI.

À droite: Ici depuis janvier 2002, Jaoui Abdelhak, d’origine marocaine, a étudié aux États-Unis et visité le Québec à plusieurs reprises avant de s’installer. Muni d’une maîtrise en administration des affaires et déjà bien imprégné de la culture nord-américaine, il semble confiant de refaire sa vie chez nous.

En ce matin ensoleillé de mai, l’endroit fourmille. Dans les locaux modestes du CARI, dans le nord de l’île de Montréal, les salles de formation sont remplies de gens d’origines diverses venus apprendre notre langue ou recevoir une formation en rapport au marché du travail.

Le CARI, c’est le Centre d’accueil et de référence sociale et économique pour immigrants de Saint-Laurent. Au Québec, mais surtout dans la grande région de Montréal, ils sont des dizaines d’organismes du genre, sans but lucratif, disposant de petits budgets, à faire des miracles pour aider les personnes immigrantes à mieux s’intégrer au marché du travail. Tout un défi!

Pour les nouveaux venus, l’apprentissage de la langue et la reconnaissance de leurs acquis professionnels sont des obstacles majeurs à leur insertion au travail. Ainsi, on peut voir un jeune ingénieur d’origine libanaise accepter un poste de plongeur dans un restaurant ou un médecin fraîchement débarqué d’Europe de l’Est conduire un taxi. Il faut bien gagner sa croûte en espérant pouvoir bientôt exercer sa profession!

Une vingtaine de personnes étaient au CARI pour entendre un militant à la retraite du Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes (STTP-FTQ), Jacques Petronzio, leur parler de syndicalisme.

Au début, on aurait pu entendre voler une mouche tellement l’attention était grande. Puis, de plus en plus de réactions spontanées. Graduellement, plusieurs questions ont permis des échanges et une meilleure compréhension des relations du travail au Québec. L’objectif était atteint.

«C’est des choses qu’on doit comprendre, a dit, par exemple, Housni Rachida, une jeune immigrante marocaine, à la sortie du cours. Dans nos pays, c’est différent et nous ne pouvons pas comparer.»

Comité ad hoc
La FTQ, le Fonds de solidarité et le Conseil régional FTQ Montréal métropolitain ont décidé de faire leur part pour soutenir des organismes comme le CARI.

D’abord, une décision du Bureau de la FTQ, le 21 octobre 2002, a permis la formation d’un comité spécial, personnes immigrantes. Une quinzaine de syndicats affiliés y sont représentés. Il a pour mandat de «contribuer de différentes façons à faciliter l’intégration des personnes immigrantes dans les milieux de travail et amener nos membres des communautés culturelles à s’impliquer davantage dans la vie syndicale».

Ensuite, ce comité ad hoc profite du travail d’information accompli par le Conseil régional depuis 1998 auprès d’organismes d’intégration au marché du travail. Le même contenu est offert. Des sessions de deux à trois heures répondent aux questions suivantes : Pourquoi des syndicats ? Comment se syndiquer ? Que font les syndicats ? Comment fonctionnent-ils ? Quel est leur rôle social ? Le Conseil régional a rencontré une soixantaine de groupes, au total 837 personnes (358 hommes et 479 femmes), dont 371 personnes immigrantes. Sous la supervision de la responsable du Service de l’éducation, Élyse Tremblay, le conseil a donné, en moyenne, quinze sessions du genre par année, durant les quatre dernières années.

Les ententes intervenues depuis la création du comité ad hoc de la FTQ avec quatre organismes de la région de Montréal établissent les besoins à 45 sessions pour l’année 2003. Mais une vingtaine d’organismes semblables se montrent intéressés par cette formation!

Il y a donc du pain sur la planche et un plan d’action sera déposé en septembre prochain par le Comité spécial, personnes immigrantes de la FTQ pour tenter de répondre à cette demande.