Un monte-personne pour soulager les genoux

<i>Photo: Serge Jongué

Photo: Serge Jongué

François Pagé est délégué syndical de la Fraternité interprovinciale des ouvriers en électricité (FIPOE). À l’usine SGL Canada de Lachute où il travaille depuis 20 ans, le syndicat représente une soixantaine de membres qui fabriquent des électrodes de carbone, un produit servant aux aciéries.

« Chez nous, on a modifié des installations : on a ajouté un monte-personne et des contrôles à distance pour le pont-roulant. On a aussi adapté les chariots-élévateurs pour corriger certains problèmes physiques. Ça nous a pris environ deux ans de démarches, de discussions avec l’employeur et d’études pour en arriver là. »

Durant les divers quarts de travail, une douzaine de travailleurs doivent se rendre dans le pont-roulant, à une vingtaine de mètres (60 pieds) dans les airs, cinq ou six fois par jour. Avant les changements, ils y grimpaient à l’aide d’une échelle fixe. Le monte-personne était devenu essentiel, avec une main-d’œuvre dans la quarantaine qui ressentait de plus en plus de malaises. « Les gars commençaient à avoir mal aux genoux, surtout à la fin de la journée, quand ça faisait six fois qu’ils montaient. On s’est dit : qu’est-ce qu’on va faire rendus à 60 ans ? »

Après deux ans avec le nouvel équipement, la qualité de vie au travail s’est grandement améliorée. Et elle profitera aux autres générations.
François Pagé, délégué syndical de la FIPOE à l’usine SGL Canada de Lachute