Un budget idéologique de baisses d’impôts

Le président de la FTQ Henri Massé

Le président de la FTQ Henri Massé

Québec, jeudi le 24 mai 2007 – Ce n’est pas avec des souliers neufs qu’on aurait dû nous présenter le budget, mais avec des mitaines à four… on dirait que l’argent du fédéral leur brûle les mains.

Un déficit de crédibilité

« De plus, ce gouvernement se prive de toute marge de manœuvre en vidant la réserve budgétaire pour combler l’impasse de un milliard de dollars pourtant déjà prévue pour 2008 dans le dernier budget Audet », a ajouté M. Massé.

Propension à la pensée magique

Il est symptomatique de ce gouvernement de toujours prétendre qu’on peut régler de sérieux problèmes avec moins d’argent. En campagne électorale, le gouvernement a dû admettre la gravité des problèmes en santé et le peu d’améliorations depuis 2003. En n’ajoutant rien de neuf à la santé dans ce budget, il vient confirmer cette propension à la pensée magique.

Oui à la modernisation des entreprises
Non aux cadeaux aux banques et aux pétrolières

Les seules mesures saluées par la FTQ dans ce budget sont celles se rapportant à la modernisation des entreprises, encourageant l’investissement. Sur l’abolition à terme de la taxe sur le capital, la centrale syndicale avait déjà mis en garde contre l’élargissement de cette mesure mur à mur. « Même les banques et les pétrolières, malgré leurs profits faramineux, vont profiter de millions de dollars de baisses d’impôts. C’est carrément scandaleux », a repris le président de la FTQ.

Beaucoup d’anticipation de revenus

Quant à la ponction supplémentaire sur les redevances de 400 millions de dollars de Hydro-Québec, il y a beaucoup d’anticipation. « Cette année, la vente d’actifs a permis d’augmenter les redevances, mais pour les prochaines années, on anticipe sur une hausse substantielle des exportations d’électricité. Depuis quand on peut payer l’épicerie avec des revenus qu’on escompte gagner plus tard, indépendamment des aléas du marché? Ça manque un peu de sérieux », a ajouté Henri Massé.

Enfin, la FTQ s’inquiète au plus haut point de la nomination de Claude Castonguay à la tête d’un groupe de travail sur le financement de la santé. « Ses vues sur le rôle du privé sont connues. C’est comme faire garder les moutons par le loup », a conclu le président de la FTQ.

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