Trop de jeunes victimes d'accidents du travail - Il faut leur parler plus de prévention

Martin Lambert, représentant du Syndicat national de l’automobile, de l’aérospatiale et du transport (TCA-FTQ) au Comité jeunes de la FTQ

Martin Lambert, représentant du Syndicat national de l’automobile, de l’aérospatiale et du transport (TCA-FTQ) au Comité jeunes de la FTQ

Parmi les 490 000 jeunes de moins de 24 ans qui ont un emploi au Québec, 24 000 se blessent au travail et 15 y perdent la vie. Pour la seule année 2000, les jeunes de 15 à 30 ans cumulaient 32 % de tous les accidents alors qu’ils ne représentaient que 28 % de la population active. Par contre, les 46 ans et plus étaient victimes de 25 % de tous les accidents du travail, même s’ils comptaient pour 30 % de la population active.

«On discute beaucoup des jeunes en termes de statistiques et il faut le faire. Mais il faut aussi se pencher sur leur réalité dans les milieux de travail si on veut pouvoir rectifier le tir, faire en sorte que les jeunes puissent œuvrer dans un environnement de travail sécuritaire.»

C’est le message qu’a livré Martin Lambert, représentant des TCA au Comité jeunes de la FTQ, dans le cadre d’un colloque tenu à Québec par la CSST, à la mi-novembre.

Le jeune syndicaliste a notamment rappelé les lacunes de la formation en prévention dans les écoles de formation professionnelle, les conséquences du travail à temps partiel, précaire ou atypique sur la santé et la sécurité du travail ainsi que l’absence d’encadrement des jeunes au travail, trop souvent considérés comme étant de passage.

Sur une note plus positive, Martin Lambert a mis de l’avant la nécessité d’inculquer aux jeunes «une mentalité de prévention qui pourrait leur être bénéfique tant dans leurs futurs milieux de travail que dans la vie en général». Il a également insisté sur la nécessité d’informer les jeunes de leurs droits et recours et de leur rappeler que l’employeur a l’obligation légale d’assurer la pleine sécurité des lieux de travail.