Transformation de l'aluminium au Saguenay – Lac-Saint-Jean : Un pas dans la bonne direction

À compter de 2015, Alcan devra avoir modernisé les anciennes salles de cuves Soderberg de ses alumineries d’Arvida, Beauharnois et Shawinigan, tel que convenu en 1984 avec le gouvernement du Québec. «Alcan est toujours muette à ce sujet et nous nous questionnons sur ses intentions», indique Alain Proulx, président de la Fédération des syndicats du secteur de l’aluminium (FSSA-FTQ), associée au Syndicat des Métallos.

À compter de 2015, Alcan devra avoir modernisé les anciennes salles de cuves Soderberg de ses alumineries d’Arvida, Beauharnois et Shawinigan, tel que convenu en 1984 avec le gouvernement du Québec. «Alcan est toujours muette à ce sujet et nous nous questionnons sur ses intentions», indique Alain Proulx, président de la Fédération des syndicats du secteur de l’aluminium (FSSA-FTQ), associée au Syndicat des Métallos.

La récente annonce du groupe Alcan Métal primaire est un pas dans la bonne direction pour la transformation de l’aluminium, selon Alain Proulx, président de la Fédération des syndicats du secteur de l’aluminium (FSSA-FTQ), associée au Syndicat des Métallos.

La construction d’un nouveau centre de revêtement des cuves à la nouvelle aluminerie d’Alma devrait permettre la création de 200 emplois. D’autres projets sont à venir.

L’automne dernier, un an après la mise sur pied de la Société de la vallée de l’aluminium, le conseiller régional de la FTQ, Jean-Marc Crevier, avait mis en doute la volonté d’Alcan d’aider la région du Saguenay – Lac-Saint-Jean à attirer des usines de transformation.
Le confrère Crevier, un administrateur de la Société, soutenait que plusieurs informations et l’attitude de certains cadres l’incitaient à douter de la sincérité d’Alcan dans ce dossier.

Il manque 747 000 tonnes
Pour répondre à ses propres besoins de transformation à travers le monde, Alcan a besoin de 3 500 000 tonnes d’aluminium. «C’est beaucoup plus, selon Jean-Marc Crevier, que ses capacités de production qui sont de 2 753 000 tonnes. C’est donc dire qu’il manquerait à Alcan 747 000 tonnes d’aluminium pour ses propres besoins, soit l’équivalent de la production de deux usines comme celle d’Alma. Cette situation pourrait expliquer la tendance des représentants d’Alcan à décourager tout entrepreneur à venir s’établir chez nous pour faire de la transformation.»

Il accueille la nouvelle de la création de nouveaux emplois avec satisfaction et prudence. «C’est prometteur mais c’est loin des 1000 jobs promis par le gouvernement l’an dernier», constate le porte-parole de la FTQ dans la région.