Sondage : pour une future Agence québécoise de solidarité internationale

Participez au débat !

Le gouvernement du Québec a l’intention de créer une Agence québécoise de solidarité internationale (AQSI) pour consolider et promouvoir les actions du Québec en matière de développement international à la suite des coupes à l’Agence internationale de développement du Canada (ACDI) qui affectent nos actions syndicales internationales pour une plus grande justice sociale. Diverses consultations ont été menées auxquelles ont participé les organisations syndicales québécoises qui souhaitent faire valoir le rôle spécifique du mouvement syndical à cet égard face aux enjeux de la mondialisation et particulièrement au sein de la francophonie syndicale internationale.

Le ministère des Relations internationales, de la Francophonie et du Commerce extérieur (MRIFCE) a mis en ligne un sondage pour compléter ses consultations dans toutes les régions du Québec auquel nous vous invitons à participer pour faire entendre votre opinion comme citoyen ou syndicat d’ici le 22 novembre 2013.

Ce sondage comporte sept questions et prendra environ cinq minutes à remplir. Il est important de cliquer sur «Envoyer» (dernière page du sondage) pour que vos réponses soient compilées. Nous vous soulignons ici les axes importants que nous avons soulevés lors des consultations du comité consultatif que vous pouvez compléter en ligne.

Répondre au sondage en ligne.
Consulter l’avis des centrales syndicales québécoises.

Mission et valeurs pour la solidarité syndicale internationale

Pour le mouvement syndical, l’aide publique au développement (APD) doit viser prioritairement la solidarité, la lutte à la pauvreté et favoriser de nouvelles alliances au profit d’une plus grande démocratisation, notamment par le respect des droits fondamentaux. Le tout doit s’opérer dans une perspective de solidarité où les rapports Sud-Sud sont aussi encouragés.

Au Québec, les organisations syndicales et le Centre international de solidarité ouvrière (CISO) ont une longue tradition de solidarité internationale en Afrique francophone, dans les Caraïbes et dans les Amériques notamment. Les activités de coopération et de solidarité des syndicats québécois se déploient selon les axes suivants :

  • Assistance technique pour le renforcement des capacités des organisations syndicales du Sud (éducation ouvrière, organisation syndicale, éducation à la citoyenneté, luttes des femmes, réformes éducatives, éducation au développement durable, dialogue social, etc.);
  • Plaidoyers, missions, actions de soutien solidaire aux travailleuses et aux travailleurs en lutte pour la reconnaissance de leurs droits politiques, civils, économiques, sociaux ou culturels devenus très importants dans le contexte de la mondialisation ;
  • Aide humanitaire dans les cas de catastrophes ou de crises majeures ;
  • Projets ciblés de coopération au développement pour renforcer des activités économiques ou sociales permettant d’accroître l’autonomie et la qualité de vie des communautés (projets de souveraineté alimentaire, économie sociale, etc.) ;
  • Éducation à la solidarité internationale auprès de nos membres, afin de développer une plus grande conscience sociale et pour stimuler l’engagement relativement à la solidarité internationale.
  • Dans tous les cas, cette aide devrait viser une meilleure reconnaissance des droits syndicaux incluant les droits politiques, économiques et sociaux, et s’appuyer sur l’Agenda du travail décent qui fait consensus à l’Organisation internationale du travail (OIT). Cette coopération doit s’appuyer sur une politique claire qui permet de définir avec les partenaires du Sud des projets communs, à partir des besoins des travailleurs et travailleuses qu’ils déterminent avec nous. Cela nous semble une condition essentielle au respect du principe d’autonomie et de durabilité, à la base de la solidarité internationale.

Nous croyons aussi qu’il est de notre responsabilité de soutenir les organisations syndicales partenaires pour améliorer les conditions de vie et de travail surtout dans le contexte de libre-échange avec des pays où les droits des travailleuses et des travailleurs sont bafoués. Les accords de libre-échange devraient donc être accompagnés d’enveloppes permettant le développement de projets de solidarité internationale pour la défense des droits et la lutte à la pauvreté et aux inégalités.

Nous vous remercions de votre contribution pour faire valoir notre vision du développement pour un monde plus juste.

Le secrétaire général,
Daniel Boyer