Sommet des peuples des Amériques : 50000 PERSONNES MANIFESTENT LEUR OPPOSITION

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La manifestation du 21 avril dernier à Québec constituait le point culminant des activités organisées dans le cadre du Sommet des peuples des Amériques. La participation a dépassé toutes les espérances, venant ainsi confirmer, à la face des dirigeants politiques qui se réunissaient derrière des portes closes, la légitimité des revendications face au projet actuel de la Zone de libre-échange des Amériques, la ZLÉA.

Tout comme la FTQ avait joué un rôle majeur dans l’organisation de la grande marche pacifique, sa présence dans les rues de Québec a été fort remarquée. En plus des gens de la région immédiate et des milliers de personnes qui sont venues par leurs propres moyens, 152 autobus nolisés par les affiliés de la FTQ ont convergé sur Québec.

Des revendications prioritaires
La tenue du Sommet des peuples et les différentes réunions qui l’ont entouré auront permis de préciser nos revendications et de les faire partager dans l’opinion publique. Cette lutte contre la ZLÉA qu’on veut nous imposer ne fait que commencer. Il est donc important de faire connaître et partager encore plus largement nos revendications. On peut les résumer en cinq grands blocs:


1. La reconnaissance du mouvement syndical comme un acteur incontournable dans les discussions sur le libre-échange et la mise en application des accords.

2. L’inclusion des droits fondamentaux des travailleurs et travailleuses dans les accords et la mise en place d’un mécanisme d’application efficace, qui fasse place aux syndicats, contrairement à ce qui existe actuellement.

3. L’exclusion de dispositions comme celles du chapitre 11 de l’ALÉNA qui con-sacre la prépondérance des droits de l’entreprise privée sur ceux des gouvernements et, conséquemment, sur ceux des populations.

4. La tenue d’un référendum dans chacun des pays avant la signature de l’accord concernant la ZLÉA.

5. Linclusion de l’ensemble des alternatives de l’Alliance sociale continentale qui s’inspirent d’un projet de société où les droits humains, la non-discrimination, la préservation de l’environnement, le développement économique sont des composantes au même titre que les droits fondamentaux du travail.